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A Marseille, plus qu’ailleurs, on aime se nourrir de mots et parler fort, mais quand il s’agit de passer à l’action et de mouiller le maillot, il n’y a plus dégun.

 

C’est vrai pour beaucoup de sujets, et en particulier pour l’environnement. Nous avons droit au  développement durable en tartre à la crème, servi par les élus et les services…, et point de décisions concrètes, et encore moins d’actions.

 

Sur l’énergie par exemple, sujet hautement problématique pour l’effet de serre. C’est bien simple, nous sommes en train de prendre 100 ans de retard, alors que nous avons de fabuleuses opportunités. Il n’y aurait qu’à vouloir !!! : Chantiers d’Euroméditerranée, programmes de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Zones d’Aménagements Concertés à foison notamment pour le logement, équipements publics structurants, programmes de rénovation urbaine avec l’ANRU , … tout cela représente des centaines de milliers de m², des milliards d’euros investis, et une belle occasion manquée d’économiser des millions de tonnes de CO2 et de créer des centaines d’emplois.

 

Comment ? Avec de simples critères environnementaux inscrits dans les cahiers des charges d’opération (sur la maîtrise de l’énergie et l’utilisation des énergies renouvelables par exemple). Bref, une simple décision politique, qui serait cohérente avec les discours entendus et lus çà et là, … et que l’on attendra sous doute encore longtemps alors que la terre aura pris quelques degrés ! La maison brûle …

 

D’aucun me répondra que le problème est global que c’est à l’Europe et à l’Etat d’intervenir, que les collectivités locales sont démunies pour intervenir sur le sujet, que tout cela coûte cher… Mais l’Europe agit avec ses Directives, l’Etat vient d’adopter une loi (LOI n° 2005-781 du 13 juillet 2005 de programme fixant les orientations de la politique énergétique de la France) et à Marseille, rien, même pas l’embryon d’une volonté traduite en politique. Et pourtant, des critères environnementaux dans un règlement ne coûterait rien à la Ville...

 

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a plus besoin d’aller à Hanovre, Freiburg ou à Barcelone pour voir des projets solaires, et découvrir des politiques locales pragmatiques et ambitieuses contre l’effet de serre. Il suffit de sortir de la Région, ou simplement de la Communauté Urbaine de Marseille en allant à Aix en Provence, Aubagne ou Nice.

 

Marseille est en division d’honneur de la politique environnementale. Tandis que Lyon, Grenoble, Rennes, Strasbourg ou Paris jouent en 1ère division pour gagner une place dans le championnat d’Europe.  Pourquoi, déjà, est on fier d’être marseillais ?

Tag(s) : #Marseille 2008 et au delà

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