
"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l'autre, l'homme est un pont."
Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières
C’est un cyclone dévastateur à plus d’un titre, Katrina n’a pas fini de bouleverser l’amérique. Les américains, surs d’eux-mêmes se réveillent avec la gueule de bois. Ils sont finalement aussi vulnérables qu’en Somalie ou en Haïti, et la barbarie se déchaîne ici au milieu de la désolation (saccages, viols, cadavres qui flottent, …). La nourriture et l’eau potable manquent encore, dans le pays de l’obésité et de la surproduction agricole, 5 jours après l’impact.
Bien entendu, la catastrophe naturelle à des dimensions surréalistes, plus de deux cent trente mille kilomètre carré, la moitié de la France qui serait noyée, balayée par un ouragan titanesque…
Peut être que si la Nouvelle Orléans n’avait pas été une ville noire à 67 %, le gouvernement Bush aurait été plus véloce pour organiser les secours, les mobiliser face à l’ampleur du chaos, … Mais ne le blâmons pas trop vite, les boys de la Garde Civile ne peuvent être au four et au moulin. Et s’ils font défauts à l’administration étasunienne pour secourir leurs compatriotes touchés par Katrina, c’est qu’ils guerroient à Bagdad... Déjà mobilisés pour épauler les militaires dans le désert de l’Irak, ils sont indisponibles pour aller faire trempette dans l’eau boueuse de la Louisiane. Dépitée, l’administration de Bush en est contrainte à accepter l’aide internationale, incapable de faire face à ses problèmes domestiques.
Bien entendu, comme après chaque catastrophe, les rapports ressortent des placards où ils étaient bien rangés. Comment, ça fait plus de 20 ans que l’on disaient que les digues avaient besoin d’être renforcées ? Et que tous les gouvernements successifs ont préféré sacrifier au court terme de l’arbitrage budgétaire, n’ont pas appliqué le principe de précaution, … A chaque fois la même chanson, « tout le monde savait, on n’a rien fait, responsabilité politique partagée ! ». Vous voulez d’autres exemples en attendant la prochaine catastrophe ? Le réchauffement climatique apportera son lot d’exemples, de plus en plus fréquents, … et on va dire quoi à nos enfants ?
Mais revenons à Katrina, où l’équipe de Bush aggrave son cas. Vous savez pourquoi en 2004, le Congrès s’était permis de couper les crédits destinés à la protection des digues ? Bingo, les coupes budgétaires étaient faites pour financer la guerre en Irak … Au-delà de cet exemple caricatural et malheureux, quelle crédibilité dans un modèle ultra libérale, où le toujours moins d’état s’illustre comme champion de l’inefficacité ? Pour prévenir la catastrophe, comme pour la gérer ?
Avec la compassion que l’on doit au malheureux de Katrina, paraît que l’on a le Président que l’on mérite ! Et on peut toujours en changer …
Bush lui répond .. je ne sais rien faire d'autre que la guerre .. c'est moi le plus fort du monde ... !!
ferme ta bush ...!! dit katrina ... et agis pour le bien de ton peuple ...decidement tu ne laisseras que morts, souffrance,et violence dérriére toi .. panses ton grand pays et penses y trés vite ..le vent sa colére est noire, digne ralliera celle des blancs contre toi ..
ainsi soit il .... !!!!!