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Je lis dans l’édition du Monde d’aujourd’hui, un article sur ces « experts pétroliers ont de plus en plus de mal à anticiper l'évolution des cours du baril ».

Rien d’extraordinaire dans cet article. On écrit juste noir sur blanc, que les experts de l’or noir sont des prévisionnistes fantasques, incapables d’avoir anticipé la flambé de cette année (70 $ le baril et l’hiver n’a pas encore commencé, alors que les stocks sont au plus bas et les capacités de raffinage au taquet, sans compter Tina, …). Pour les stocks en réserve, c’est pareil, on joue au poker menteur entre 780 milliards à 1 100 milliards de barils.  

Ok, les consultants de tout poils vous prennent votre montre pour vous donner l’heure en vous faisant payer l’information. Mais là, on touche un sujet ultra sensible. Et quand "les experts n'ont pas cessé de se tromper depuis deux ans sur les prix du pétrole, jamais sans doute dans de telles proportions", on se demande sur quelles données tangibles peut mouliner le moteur de l’économie industrio-capitaliste. Le péquin moyen regarde la pompe d’un mauvais œil, mais les décideurs économiques doivent sans cesse refaire leurs prévisions pour à la fin, constater qu’ils se sont trompés… Faudrait leur conseiller de faire appel à un consultant du bon sens : il est urgent d’investir massivement dans des solutions alternatives (énergie renouvelable en tête) et de se mettre à la sobriété énergétique. L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), fait un aveu d’honnêteté. Elle a décidé de ne plus établir de prévisions sur les cours du pétrole. De son côté, le Fond Monétaire International (FMI) lance une alarme à la récession avec un prix qui dépasserait les 80 $ / baril à Noël, tout en publiant une autre prospective pour 2006 qui table sur plus de 61 $ en moyenne annuelle.

Et que fait on pratiquement en France pendant ce temps là ? Dans le cadre du rattrapage budgétaire annuel, l’Ademe, l’agence de l’état qui subventionne les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique voit amputé son budget 2005 de 4,5 millions d’euros par le Ministère de l’Industrie, et on attend encore le montant de la soulte qu’il va falloir rendre au Ministère de l’Environnement, en millions d’euros bien entendu… Si quelqu’un à le numéro de téléphone de M. Breton, Ministre de l’économie de son métier d’aujourd’hui, donnez lui celui d’un consultant du bon sens.

Hier, je suis tombé sur un document de prospective à 2015, de la Fédération Française du Bâtiment, qui m'a fait sourire. C'est un ouvrage intéressant, sur les grandes tendances d'évolution sociétale, et leurs impacts sur les sociétés et métiers du secteur. Pour le scénario "énergie", la prospective a reçu sur le coin du nez la réalité 2005. Elle tablait sur une crise énergétique en 2015, avec un prix du baril entre 60 et 100 $ ;-)))

Tag(s) : #Environnement

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