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Selon une dépêche AFP reprise par les Echos le 26 octobre, l'Afrique du Sud va s’engager dans un plan d’investissement électrique à hauteur de 90 milliards d'euros sur 20 ans. Les objectifs du pays sont de diminuer sa dépendance au charbon tout en faisant plus que doubler sa capacité de production d’électricité (de 40 MW à 92 MW d’ici 2030). Une bonne nouvelle pour le climat, qui n’est pas sans poser questions…


Le cas d’école est très intéressant, car l’Afrique du Sud est emblématique au-delà du continent africain, alors que Nelisiwe Magubane directrice du ministère de l'Energie pose les enjeux en termes crus. Son gouvernement va choisir son option stratégique début 2011, en misant soit l'énergie nucléaire soit sur les énergies renouvelables (solaire et éolien).

 

 

L’Afrique du Sud a des besoins énergétiques accrus, et le coût social et économique du manque d’électricité est non négligeable. Subir des délestages et des coupures intempestives n’est pas sans conséquences pour l’outil industriel et les services…

L’investissement dans ce plan électrique est donc stratégique. Il donne la mesure de la mondialisation, où les pays en rattrapage économique doivent faire des choix cruciaux pour leur indépendance énergétique.

 

Il faudra suivre avec attention les débats et discussions en Afrique du Sud, pour prendre la mesure de la compétitivité des solutions décarbonées. Clairement, pour un pays dépourvu d’une puissante caste atom’cratique, l’on va mesurer qui du nucléaire ou des énergies renouvelables va tirer son épingle du jeu en faisant valoir ses avantages comparatifs.

 

Cette jeune démocratie pourrait donner le ton énergétique du 21ème siècle. Si le nucléaire perd la bataille sud-africaine au profit des énergies renouvelables, la transition énergétique mondiale pourrait s’accélérer…

 

Tag(s) : #Environnement

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