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Le premier parti de France est celui des pêcheurs à la ligne et des amateurs de ballades dominicales loin des urnes. Une majorité de français n’a pas daigné voter au 1er tour des élections cantonales, c’est un signal fort du désenchantement de la politique. Que de recul démocratique depuis l’engouement pour la présidentielle 2007. Cela est d’autant plus alarmant que le FN (#15%) talonne l’UMP (#16%) à égalité avec divers droite (#16%).

 

Abstention et vote protestataire sont les grands gagnants du 1er tour des cantonales 2011. Aussi, même si le PS vire largement en tête (#25%), avec des écologistes qui font un score honorable (#8%), l’enthousiasme ne peut doucher l’opposition.

 

 

La sarkozie est dans le déni

 

Compte tenu de l’abstention et du caractère « cantonale et locale » du vote, les caciques de l’UMP et du gouvernement vont nous seriner que ce vote n’est pas un vote sanction car il n’est pas représentatif de l’opinion nationale. Ça, c’est le couplet officiel entonné par Copé et consorts pour amuser la galerie des journalistes, mais au contact de leur circonscription, l’inquiétude est grande chez les parlementaires UMP. Claude Goasguen, député UMP de Paris resté esseulé au siège du parti présidentiel pour commenter les résultats de ces cantonales, fait du hors éléments de langage pour traduire le refoulé de la majorité : « c'est un avertissement lancé à l'UMP et à Nicolas Sarkozy ».

 

Dire que tout va bien à l’UMP et à l’Elysée pour préparer 2012 est un déni de réalité. Les candidats officiels de l’UMP aux cantonales n’osaient même pas, pour la plupart, afficher le logo et le nom de leur faille politique sur leur matériel électoral. C’est dire la sympathie qu’inspire naturellement le sigle UMP... Se revendiquer du clan sarkoziste semble faire honte, et pourrait même porter la scoumoune électorale ;-)

 

Nager dans les mêmes eaux idéo-populistes que le FN, pour en arriver à un score dans le même étiage électoral, n’est pas glorieux pour le président de l’UMP et de la France, Nicolas Sarkozy. Sa dérive extrême droitière ne rapporte que défaite à son camp politique, qui trahi ses valeurs républicaines et humanistes (pour ne pas dire chrétiennes). Sa stratégie mène à l’échec électoral de sa famille politique, qui est boutée hors des conseils généraux (et perdra en septembre le contrôle du Sénat).

 

Nicolas Sarkozy, sur sa personne et par son action, est capable de faire perdre son camp. Voilà la leçon de ces cantonales. Pas certain que la nouvelle séquence va-en-guerre contre le dictateur Kadhafi, n’arrive à redresser son image passablement écornée.

 

 

Le PS ne peut pas plastronner, « sa victoire » aux cantonales est bien maigre, quand plus d'un français sur deux boudent les urnes. Le parti socialiste doit travailler avec les écologistes et les communistes, pour consolider les chances d’alternance en 2012, autour de propositions équitables et réformistes.

 

 

Tag(s) : #Politique

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