Partager l'article ! Etre heureux de lire le Figaro en étant de gauche, c’est rare mais possible: Je lis d’habitude le Figaro sans plaisir, tellement l’orienta ...


"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c'est se perdre et cesser
d'être.
On se connaît, on se construit par le contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l'autre, l'homme est un pont."
Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

Je lis d’habitude le Figaro sans plaisir, tellement l’orientation droitière et sarkoziste du journal suinte des pages… Je
ne prends toutefois pas de gants et Le Fig fait partie de la revue de presse quotidienne. Aussi, c’est avec un réel plaisir que j’ai lu sur le site internet du Figaro un article intitulé « La
popularité de Sarkozy s'effondre dans un sondage » : moins 7% de popularité dans le sondage LH2 pour le Nouvel Observateur, Sarkozy descend à 30% d’opinion positive des français. Les insatisfaits
montent à 65%, plus 7%.
Ça m’a rendu heureux pour plusieurs raisons.
Une, même en étant la Pravda de l’Elysée depuis 2007, le journal de Dassault ne peut ignorer une information qui résonne
dans tous les autres médias, l’obligation d’information l’oblige à sortir une info irritante pour Sarkozy.
Deux, lire « Sarkozy s’effondre » en titre d’un billet du Fig est plaisant en soi, et la réalité de l’effondrement réjouit
doublement, la popularité de Sarko s’effondre malgré son agitation et son plan média permanent de pas encore candidat officiel.
Trois, y apprendre qu’il s’effondre d’avantage auprès de catégories qui lui sont traditionnellement acquises - des
retraités (-10 points, à 42%) et des 50-64 ans (-13 points, à 28%) - renforce la joie.
Quatre, ce n’est qu’un sondage, une photographie de l’opinion publique qui n’est pas déplaisante à voir, le rejet
s’installe profondément…
Cinq, imaginer le déplaisir de Serge Dassault et d’Etienne Mougeotte face à la nouvelle publiée, décuple le
plaisir.
Ainsi le Figaro va jusqu’à préciser que le chef de l'État régresse nettement chez ceux qui votent traditionnellement et
majoritairement à droite.
Ce baromètre de l’opinion publique française, à quelques cent jours du 1er tour, n’est pas de bon augure pour l’actuel
président. Le désenchantement qui perce, à de quoi plomber toute une armée de députés et sénateurs UMP, qui pensent déjà à l’après 2012… Cette armée ne trouvera pas de réconfort dans leur Figaro
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