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Ce dimanche 22 janvier 2012, c’était le premier grand meeting électoral de François Hollande au Bourget (93). 10 à 25 000 personnes selon les sources, à la fois militantes pour certaines et indécises qui cherchent à être convaincues pour d’autres… Ce 1er meeting d’entrée en campagne de François Hollande était très important pour dissiper le doute sur un homme que d’aucuns pouvaient dire « mou et flou ». Un meeting qui semble une réussite, l’homme a été sincère et force de propositions, pour dépasser son camp politique.


François Hollande a « fendu l’armure » pour dévoiler un « je » au parcours qui donne de l’étoffe au candidat, pour montrer la cohérence du parcours avec sa vision de l’exercice du pouvoir, pour avancer des propositions sur l’énergie, la finance, la fiscalité… Offensif contre Sarkozy qu’il n’a même pas nommé, le candidat du PS a clairement désigné l’ennemi, une finance folle à qui il faut faire rendre raison. François Hollande  a replacé la valeur « d’égalité » au cœur du logiciel républicain français, à la fois comme un cap et pour marquer une différence profonde d’avec l’actuel locataire de l’Elysée.


Ce 22 janvier, François Hollande a donc développé son projet pour la France. Il a aussi lâché des petites phrases, avec deux qui retiennent mon attention. « J'aime les gens quand d'autres sont fascinés par l'argent » et « je veux conquérir le pouvoir mais je ne suis pas vorace, je veux le mettre au service des français ». C’est deux phrases campent les valeurs du candidat, un humaniste au service de la France. Au final, François Hollande ne compte pas seulement surfer sur l’antisarkozisme pour gagner, il se dévoile en homme d’Etat, fait montre de volonté et avance des propositions qui font la trame de son programme quinquennal. Il sort définitivement "du flou et du mou".

 

 

Après ce meeting et en attendant les sondages, pour se rassurer d’avantage que le changement peut poindre des urnes dans trois mois, relever que la popularité de Sarkozy reste faible, que sa majorité UMP a perdu toutes les élections intermédiaires (municipales, régionales, sénatoriales) depuis les législatives de 2007, et que toutes les élections récentes dans les pays européens voisins se sont soldées par un changement de majorité sur le mode « sortez les sortants. » On peut donc à la fois miser sur le désir d'alternance et l'antisarkozisme, et apprécier le dessin d’un socialisme écolo-économiquement responsable, pour attendre mai 2012 avec une joie féroce au ventre.

Tag(s) : #Elections 2012

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