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11 mars 2013, c’est le 2ème anniversaire de la catastrophe  nucléaire de Fukushima. L’occasion de revenir sur le risque nucléaire et sur les conséquences pour la population locale dans les médias. L’occasion également d’une mobilisation citoyenne à Paris ce 9 mars 2013, avec la chaîne humaine pour une sortie du nucléaire civil et militaire en France. L’inquiétude vis-à-vis du nucléaire semble refluer en France, selon un récent sondage Ifop, 42% des français se disent  inquiets à propos des centrales nucléaires de notre territoire en 2013, contre 54% juste après la catastrophe de Fukushima. Se souvenir de Fukushima, en tirer les conséquences sur l’acceptation du risque… Nucléaire, non merci !


J’ai découvert Michaël Ferrier, professeur de littérature à l'Université de Tokyo et auteur de « Fukushima, récit d'un désastre » dans un article sur le site internet des Echos, avec 3 vidéos qui interpellent sur la situation locale. Je conseille d’entendre Michaël Ferrier pour imaginer ce qu’est de vivre dans une zone contaminée par la radioactivité, ce qu’est une catastrophe humaine et environnementale exceptionnelle qui continue et continuera longtemps à Fukushima, région dévastée... Pour ma part je m’en vais le lire après un passage en librairie.

 

Nous allons voir défiler sur les plateaux TV, dans les radios, les portes flingues de l’atomcratie française avec des éléments de langage destinés à banaliser la catastrophe nucléaire de Fukushima. Tout est sous contrôle et nous ne risquons pas le tsunami… Sauf qu’un accident nucléaire majeur en France n’est pas improbable, et que les conséquences sont visibles en temps réel à Fukushima. Là-bas, la catastrophe nucléaire n’est qu’à son début, les effets sur la santé des populations vivant dans des zones fortement contaminées vont s’amplifier de jour en jour. Mer, forêts, champs, jardins, bâtiments, Fukushima c’est zonage léopard d’une contamination radioactive durable, où les liquidateurs/nettoyeurs ont du travail pour des décennies… Quels sont les français qui veulent signer pour ce futur peu enviable, alors que le risque zéro n’existe pas ?

 

 

Le débat national sur la transition énergétique peine à démarrer, alors que les lobbys du statuquo atomique (MEDEF, CGT énergie, EDF, AREVA, membres corps des mines infiltrés dans de nombreuses institutions et divers affidés du lobby atomcratique…) se démènent en coulisses pour reporter la baisse à 50% de la part nucléaire dans notre bouquet électrique, bien au-delà de 2025 voulu par François Hollande. Au nom de la compétitivité, ils plaident pour allonger la durée de vie de nos vieilles centrales nucléaires de 30 à 40 voire 50 ans et pour la limitation du développement des énergies renouvelables… Faut-il les envoyer en stage de quelques mois à Fukushima pour une session de pédagogie active sur le risque nucléaire ? En reviendraient-ils avec la même arrogance pro-atomique ?     

Tag(s) : #France atom’cratique

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