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Alexandre Guérini, à la tête de plusieurs entreprises spécialisées dans les déchets et la sécurité, frère de Jean-Noël Guérini, sénateur, président du Conseil Général et de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, qui tire aussi les ficelles à la communauté urbaine de Marseille, doit être mis en examen ce soir par le juge marseillais Charles Duchaine.


« Alex », dit encore « Monsieur Frère », est visé par une information judiciaire ouverte au printemps 2009, pour « atteinte aux marchés publics, trafic d'influence, détournement de fonds publics, corruption, prise illégale d'intérêt et blanchiment ». Il a été placé en garde à vue depuis lundi 29 novembre et a été présenté ce soir au juge.


Ce juge intègre a pris son temps pour enquêter, pour tenter de démêler l’écheveau d’affaires et de liens frauduleux… Ça sent vraiment le roussi pour Alexandre Guérini. Le Figaro nous narre que Charles Duchaine avait fait bloquer un compte de Monsieur Frère découvert au Luxembourg, garni de 4 millions d'euros.


Aussi, « Alex » ne devrait pas être surpris de sa mise en examen, car cela « tombe » autour de lui. Daniel Pinna, ex-DG des services de l'Agglomération d'Aubagne, est poursuivi pour « détournement de fonds publics et complicité ». Deux fonctionnaires de l'Agglomération d'Aubagne, Michèle Duval et Christophe Bringuier, sont également poursuivis. Michel Karabadjakian, DG Adjoint à la propreté à la communauté urbaine a été mis en examen pour « trafic d'influence et corruption passive ». Même sa compagne, Jeannie Peretti, a été mise en examen pour « recel d'abus de biens sociaux ».


Le juge aura sans doute attendu « d’avoir du biscuit » pour lancer ses filets sur le clan Guérini. Bakchich, qui fait des révélations sur ces affaires marseillaises depuis novembre 2009, nous apprend que l’enquête n’est pas limitée aux déchets (sur lesquels Jean Noël, le frère d’Alex à la haute main dans tout le département et indirectement à MPM). Elle s’intéresse aussi au logement social, à l’OPAC Sud devenu Habitat 13, office HLM où Jean No a commencé son ascension pour conquérir le département. Le juge tique sur les marchés passés par l’Opac avec des sociétés proches de la mafia corse (Bernard Barresi) et de M. Frère.  


Tout cela commence à sentir très mauvais. Le Canard Enchaîné en rajoute dans les révélations à faire tourner le pastis sur le vieux port mourir de froid un SDF sur la Cannebière. Alexandre, qui revendique un revenu annuel proche du demi-million d’euros, avoue être logé dans un logement HLM au loyer mensuel de 474 euros. Ce petit détail a quelque chose d’écœurant. Brasser des millions dans l’épais brouillard de l’influence clanique, ne lui aura pas suffit. Il lui fallait aussi gratter sur le loyer de son logement financé par l’argent public, comme s’il ne pouvait pas se loger dans le parc privé !

 


Le feu judiciaire remontera-t-il jusqu’à brûler Jean-Noël Guérini ? Si le juge entend la garde rapprochée de JNG, ce dernier répète – sans convaincre personne - « Mon frère, c'est mon frère; et moi, c'est moi ». La gauche ferait bien de chercher des alternatives à Jean-Noël Guérini qui rêvait de prendre la mairie de Marseille en 2014. Même s’il a été élu avec un score africain à la tête de la fédération PS, cette dernière devrait se hâter de préparer des primaires pour sortir de l’aire du soupçon familiale de « trafic d'influence, détournement de fonds publics, corruption, prise illégale d'intérêt et blanchiment ». Cela fait trop mauvais genre pour être digne d’une réelle démocratie locale, et l’UMP locale ne manquera pas de braquer la lumière sur ces soupçons de banditisme en col blanc avec la rose à la boutonnière !!!

 

 

Tag(s) : #Marseille 2008 et au delà

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