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De retour à Marseille avec le Canard Enchaîné comme lecture ferroviaire, je savoure l’article « Le clan Guérini mis à nu » qui occupe la demi-page 4 de l’édition du 8 décembre 2010. Alors qu’Alexandre Guérini – le cadet, affairiste officiel - est déjà en prison, l’article nous en apprend que Jean Noël Guérini – l’aîné, homme politique puissant au niveau local et affairiste officieux - n’est peut être plus très loin de la case taule. Pour le moins, il sera dans le bureau du juge en janvier prochain. Jean Noël a intérêt à profiter du bout d’an qui lui reste, pour respirer le bon air de la liberté…

 

Par rapport à mon précédent billet daté du 1er décembre, le Canard braque la lumière sur des protagonistes connus et d’autres nouveaux sur la scène judiciaire. Ainsi, Michel Karabadjakian, responsable de la propreté à la communauté urbaine de Marseille mis en examen la semaine dernière, a-t-il mouillé Alexandre et Jean Noël pour trafic d’influence en vue d’emporter des marchés publics de traitement des ordures. Le nouveau de l’histoire, c’est le propre directeur de cabinet de Jean Noël, Rémy Barges. Il a avoué avoir subventionné plus que de raison une officine de « monsieur Frère », pour rester dans les petits papiers de Jean Noël. Autre nouvelle, Antoinette Camiglieri, l’assistante du président d’Habitat 13 – qu’a longtemps dirigé Jean Noël – révèle qu’elle faisait attribuer des logements sociaux à la demande d’Alexandre Guérini. Moyennant quoi, elle a bénéficié d’augmentations substantielles et son mari et sa fille ont rejoint les rangs des salariés de l’office HLM. Du recel de trafic d’influence ou je ne connais plus mon droit ! ;-)

 

 

Cette enquête sur les ordures de la ville de Marseille a quelque chose de salutaire. Nos rues sont sales, tandis que d’aucuns (le clan Guérini et d’autres) se sucrent sur le dos de nos impôts sensés financer la propreté, c’est inacceptable. La justice doit passer, mettre à jour le système de corruption, de fraude et de trafic d’influence, que cela mouille des huiles du PS comme de l’UMP (Alexandre a fait prospérer ses affaires du temps où l’UMP tenait la communauté urbaine). La seconde ville de France, mérite mieux qu’un teint mafieux pour recouvrir son bleu lumineux. Un bon coup de balais dans la classe politique locale ne fera pas de mal. Si notre ville est en retard (par rapport à Lyon, Montpellier, Nantes, ou encore Barcelone), c’est en grande partie à cause de la piètre qualité de son personnel politique (gauche et droite confondues) et des pratiques mafieuses qui gangrènent l’administration locale !!! Cette « spécificité locale » n’est pas une fatalité, et la force doit revenir au droit. Merci au juge Duchaine d’essayer de contrer cette fatalité.

 

 

Pour le PS des Bouches du Rhône et de Marseille, je ne saurai trop conseiller à monsieur Jean Noël Guérini de prendre ses distances avec le parti. Tous ces soupçons de corruption, de fraude et de trafic d’influence rattachés au clan Guérini, desservent les intérêts des électeurs de gauche. Au moins le temps que la justice passe sereinement, Jean Noël devrait démissionner de ses fonctions de patron du PS local. Il n’est pas possible pour d’honnête citoyen qui paient leurs impôts, de voir cette clique s’accrocher au pouvoir pour se gaver entre initiés. Si JNG reste, il va faire le jeu des extrêmes… Ils en pensent quoi, Martine et ses « amis », rue de Solferino, de cette bouillabaisse politico-affairiste ?

 

Tag(s) : #Marseille 2008 et au delà

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