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Lundi 25 février 2013, nouveau revers commercial à l’export pour Areva et son EPR : « Le groupe finlandais d'énergie nucléaire Fennovoima a annoncé lundi 25 février qu'il écartait le réacteur EPR du français Areva pour la construction de la troisième centrale nucléaire de Finlande, au profit du projet du japonais Toshiba », écrit Le Monde. Rappelons que l’EPR d’Areva avait été écarté d'un appel d'offres en République tchèque en octobre dernier…


Peut-être les finlandais sont-ils échaudés d’avoir commandé un EPR tête de série à Areva, dont le calendrier dérape de plusieurs années tandis que les coûts explosent ? Toujours est-il que c’est un nouvel échec commercial pour l’EPR, « fleuron » technologique atomique français. Les clients prêts à dépenser entre 6 et 8 milliards d’euros (voir plus) pour une mise en service inconnue, ne sont pas légions. Alors que les ingénieurs français pensaient s’en sortir avec un EPR à 3,5 milliards avec un chantier de quelques années, les retours d’expérience démontrent que l’EPR est invendable à moins de 8 milliards avec près de 10 ans de construction.

 

Avec un coût de revient de l’électricité nucléaire EPR supérieur à celui du solaire et de l’éolien, remarquons que l’équipe de France du nucléaire et mal engagée face à l’équipe allemande des énergies renouvelables pour gagner des projets à l’export...  

 

Ce même lundi 25 février, à la suite de l’échec commercial finlandais et des retards et dépassements de coût exorbitant à Flamanville autant qu’en Finlande, le groupe écologiste de l’Assemblée Nationale a demandé une la création d’une commission d’enquête parlementaire. « Les emmerdent volent en escadrille » pour l’équipe de France du nucléaire, voilà les députés écologistes qui lui cherche des noises. L’atomcratie n’est pas habituée à ce que des députés lui demande des comptes et les secrets commerciaux, technologiques et de défense ont jusqu’à présent servi de paravent à leur gabegie budgétaire. La crise et les déficits devraient induire plus de transparence, espérons que cette demande de commission d’enquête aboutisse.

 

 

Arnaud Montebourg, ministre chargé par le gouvernement d'exporter l’EPR, « de diriger l'équipe de France du nucléaire en Arabie Saoudite et de défendre l'implantation d'EPR », a enterré en toute discrétion le projet d'un nouveau réacteur nucléaire EPR à Penly initié par Sarkozy. C’est le journal Paris Normandie qui nous l’apprend, très peu de médias ont repris cette nouvelle (BFMTV et France3 HN). « Nous en sommes à terminer celui de Flamanville (Manche). Le gouvernement n'a pas l'intention de relancer, à ce stade, le projet de Penly », a confié en exclusivité début février Arnaud Montebourg au quotidien de Haute-Normandie. C’est une bonne nouvelle pour les finances publiques, cet abandon d’un nouvel EPR à Penly, mais elle presque honteuse pour l’équipe de France du nucléaire. Il n’y aura pas de nouvelle tête de série EPR à Penly, c’est un échec commercial et politique pour l’atomcratie qui rêvait de réaliser ce projet depuis 2009 sur « ses terres françaises ».


Tag(s) : #France atom’cratique

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