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Rapprochement de deux articles lus ce matin dans Les Echos du 31 décembre : Grand Paris : démarrage chaotique, le big bang territorial annoncé fait pschitt. Ces deux articles disent réunis, le gâchis et l’incompréhension du quinquennat de Sarkozy, un omni-président nu devant le marché, incapable de réformer dans le sens de l’intérêt général.


La Société du Grand Paris fait « nouvel empire », concept d’un autre siècle alors que Sarkozy voudrait laisser une trace pareille à celles de Napoléon III avec « son baron » Haussmann. Les spéculateurs, banquiers et bétonneurs, font le tour de table du Grand Paris de Sarkozy, comme en d’autres temps ils retraçaient les rues de la capitale… Le Grand Paris de Sarkozy est une bouffée d’orgueil qui penche à droite à l’ouest pour redessiner sans le sou, une capitale contre les collectivités en place. Le GPdS a son centre de gravité du côté de Neuilly/La Défense avec un poste de commandement basé à l’Elysée, alors que l’Etat est utilisé à des fins partisanes pour dessaisir les citoyens parisiens, banlieusards et leurs élus, de leurs prérogative. En outre, ce GPdS est une insulte à la province et aux métropoles régionales. Concentrer les moyens publics de l’Etat (de la dette et du déficit) pour développer le GPdS, c’est au préjudice de moyens investis dans tous les autres territoires du pays. C’est un choix symbolique, qui dit tout le mépris de Sarkozy pour la France.

 

Justement, ce mépris partisan prend toute sa dimension avec la réforme territoriale des collectivités locales. Au final, pas de simplification du mille feuilles administratif, mais une réforme pour maîtriser les Régions et les tenter de les ravir à la gauche lors de prochaines élections. Les départements, exsangues financièrement, deviennent de simples auxiliaires de la politique mise en musique par les Préfets. Un des premiers résultats de cette réforme sera de devoir construire de nouveaux hôtels de Région, pour accueillir les élus supplémentaires siégeant également dans les départements. Pour les économies, faudra repasser et commencer par casquer… Nous gardons 36 500 communes, par ailleurs sous le joug de l’Etat qui a supprimé la taxe professionnelle pour augmenter leur dépendance. Cette réforme des collectivités locales est en fait une recentralisation, conduite par un Etat aux caisses vides, qui se veut pourtant grand contrôleur/senseur des territoires. Une réforme absurde pour faire entrer la France dans le 21ème siècle, que de reculer jusqu’au 19ème 

 

Tag(s) : #Politique

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