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Nouvelle audition pour la « mission d’information sur le photovoltaïque » conduite à l’Assemblée Nationale. Après avoir entendu JL Boloo, alors ministre d’Etat de l’environnement, ainsi que des représentants de la filière photovoltaïque française, l’AN remet le couvert ce mercredi 22 décembre 2010.


Alors que messieurs de Jean-Michel Charpin et Claude Trink – haut-fonctionnaires connus pour leurs amitiés nucléaires  - pilotent à la demande du gouvernement, une concertation officielle sur la régulation du photovoltaïque initiée lundi 20 décembre à Bercy, la double lecture de l’Assemblée Nationale est importante. Car la concertation officielle de l’exécutif est très étriquée. Elle vise principalement à réguler un marché endigué avec des volumes limités… La concertation vise en fait à habiller l’asphyxie de la filière, déjà plongée dans un coma artificiel, d’un voile de consentement.

 

Aussi, la séance commune organisée par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, présidée par Serge Grouard (UMP, Loiret), et la commission des affaires économiques présidée par Serge Poignant (UMP, Loire-Atlantique), sur le thème "Quel avenir pour l’industrie photovoltaïque française ?" vient particulièrement à propos. Le développement de l’électricité solaire en France, est un sujet trop important pour être laissé dans les seules mains de l’administration française (connue pour son penchant atom’cratique).

 

Ce 22 décembre seront entendus par les députés, des représentants des sociétés Fonroche, Photowatt, Saint-Gobain Solar et Total. Il est à parier que ces représentants critiqueront l’objectif du gouvernement, qui veut étouffer l’émergence du secteur. Ils devraient aussi revenir sur les mensonges propagés par NKM, ministre de l’écologie, qui ment de façon éhontée en racontant sur tous les médias en disant que « 90% des panneaux solaires installés en France sont chinois ». Ces 90% ne relèvent d’aucune réalité statistique, mais d’éléments de langage pour décrédibiliser la filière.

 

 

Pour rappel, le gouvernement a mis en œuvre le 2 décembre une suspension pour trois mois de l’enregistrement de nouveaux projets photovoltaïques, avec des dispositions rétroactives qui effacent des projets développés depuis l’été. Le gouvernement a décidé d’une purge, qui ne sera pas sans conséquences pour la compétitivité de l’industrie solaire française qui trouvait dans le marché national des débouchés importants pour sa production (la preuve que les panneaux ne viennent pas tous de Chine !).

 

Tag(s) : #Solar Buzz

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