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Que l’UMP échange la Corse contre La Réunion et conserve l’Alsace, ne change pas grand-chose à la « branlée » politique que vient de recevoir l’omniprésident et son parti politique aux élections régionales. Une union de la gauche à 54 % contre des basses eaux à 36 % pour l’UMP, c’est une défaite cinglante pour les seules élections de mi-mandat. Les huit ministres engagés enregistrent un cuisant désaveu. L’écart entre les voix de gauche et les voix de droite est supérieur à celui des régionales de 2004…


Il s’agit d’un vote de rupture fort contre Nicolas Sarkozy. Selon François Miquet-Marty, président de l'institut Viavoice, les résultats du second tour marquent une «remise en cause lourde de ce qui fonde le sarkozysme» et «une espérance qui s'est cristallisée autour de la gauche».  Les enquêtes montrent que c’est directement Nicolas Sarkozy qui est mis en cause, plus encore que son exécutif. Rejet du style, de la méthode, de l’absence de cap, …, 2010 résonne comme un 2007 à l’envers.


Sarkozy vient de prendre une sérieuse hypothèque pour 2012. Sa majorité va imploser dans les prochains jours. La réunion des députés de mardi va être exécrable : ouverture, débat sur l’identité nationale, style du chef de l’Etat, …, ça va tanguer fort. Faut dire que les gars comptent, et une projection des résultats des régionales sur les prohaines législative à de quoi leur faire très peur ;-). Ils tiennent à leur circonscription, les bougres. Alors, le rythme des réformes, quoi qu'en disent François Fillon ou Frédéric Lefebvre,  va être remis en cause par les parlementaires et JF Copé ne fera rien pour faciliter la vie du Château. En dehors des retraites, ça va être pédale douce… Autre feu qui va pétarader, les pseudos « gaullistes » mâtinés chiraquiens vont faire entendre leur différence, Dominique de Villepin va se pousser du col. Par ailleurs, les centristes devraient sortir du parti unique présidentiel pour reconstituer la feu UDF.


Le paysage à droite est devenu singulièrement abimé, Nicolas Sarkozy n’est plus le grand timonier évident pour 2012 jusqu’en 2017, la défaite de 2010 terni la victoire de 2007…   

 

A gauche, au-delà des batailles égotiques de personnes, l’optimisme est de mise. Martine Aubry a remis le PS en ordre de victoire, en alliance avec Europe Ecologie et le Front de gauche. La politique d’ouverture de Ségolène Royal sur les forces de toute la gauche avec les écologistes, bien avant le premier tour, est celle qui donne le meilleur résultat : plus de 60 %. Comme si le projet « écologie, emploi et justice sociale » était le bon cocktail pour 2012. Espérons que ce projet arrive à se décliner en politiques régionales crédibles, et en projet de rénovation pour le pays en vue de préparer l’alternance. L’opposition y joue sa crédibilité.

 

Tag(s) : #Politique

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