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D’après les derniers sondages publiés cette semaine, les français voteraient entre 31 et 32 % – pour l'UMP au 1er tour des élections régionales, qui aura lieu le 14 mars prochain.  Selon le "Politoscope" d’Opinionway pour Le Figaro-LCI et le sondage CSA pour LCP, le PS serait devant les écologistes (19 % pour le PS, 16 % pour Europe écologie selon l’un, 21 % pour le PS et 17 % pour EE l’autre). L’absence de réserves électorales pour l’UMP au 2nd tour, sera cruelle et sanglante... Avec la fusion des programmes et des listes EE/PS, sans compter le FN en embuscade pour des triangulaires, l’élection de mi-mandat de l’omniprésident sera un cinglant échec, en forme de désaveu au soir du 21 mars. Même le bastion alsacien est menacé…

Ce n’est pas insulter l’avenir (et la liberté du bulletin de vote), que d’interpréter les tendances. Même si ces régionales nous réservent encore quelques surprises (vertes), il y a une certitude  qui émerge des enquêtes d’opinion. C’est une « majorité » UMP en basses-eaux, au même niveau que la quotte de confiance en l’omniprésident - 31 % - au plus bas depuis mai 2007. Le socle électoral de la présidentielle a considérablement fondu. Il a atteint le « roc » sociologique de la droite au sein de la population française. Une droite qui se paye le luxe d’une guerre intestine Villepin/Sarkozy, alors que la crise économique métastase le lien social, que déficit et dette explosent, …

Ce n’est pas un hasard si Nicolas Sarkozy, encore volontaire à l’automne 2009 pour s’impliquer dans l’élection du printemps 2010, a depuis déserté le premier plan de la campagne électorale.  L’hiver des sondages est passé par là ! Il s’est exfiltré, en apparence au moins, de la bérézina promise en mars. L’échec très probable de cette élection de mi-mandat, lui a fait prendre du recul en responsabilité, de la distance vis-à-vis du résultat tragique des urnes. Comme s’il voulait éviter de penser que la sanction de l’UMP aux régionales, soit une adresse à son encontre.

Avec l’élan de recentralisation impulsé par l’exécutif, les régionales 2010 deviennent une véritable élection de mi-mandat. Pour signifier son approbation ou sa répulsion de la politique nationale actuelle, autant que pour forger un bouclier « social vert » régional en réponse au bouclier fiscal national. Contre pouvoir symbolique, les régions dans leur ensemble constituent matrice nationale pour articuler un message politique d’alternative crédible. L’omnipotentat peut être remis en cause, il n’est pas une fatalité…

 

Tag(s) : #Régionales 2010

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