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Selon le sondage sorti des urnes Tns-Sofrès/Logica pour Le Monde, France Inter, France 2 et Le Point :


Estimations nationales. Au niveau national, le Parti socialiste devance l'UMP avec 30 % des voix, contre 26,7 % pour la majorité présidentielle. Le FN et Europe Ecologie sont au coude-à-coude, avec respectivement 12 et 12,3 %. Le Front national devrait être en position de se maintenir dans plusieurs régions clés, dont Rhône-Alpes. Le Front de gauche est crédité de 6,4 % des voix, tandis que le MoDem plafonne à 4 %. En Poitou-Charentes, Rhône-Alpes, et Languedoc-Roussillon, la gauche serait largement en tête.


En PACA, le FN en position de force. Avec 20 % des voix, la liste de Jean-Marie Le Pen talonne l'UMP (26 %) et le PS (25 %). Europe écologie récolterait 11 % des voix.

 


 

Des chiffres un peu bruts, qui vont s’affiner. Néanmoins, la tendance est là à quelques décimales près. L’UMP n’est plus le premier parti de France, le PS lui a ravi la place. La stratégie du débat sur l’identité nationale, n’a fait que « légitimer » les idées du Front National, qui va se maintenir en triangulaire dans de nombreuses régions. Un échec majeur des Sarko/Besson ? Le FN à 12 % au niveau national (jusqu’à 21 % en Paca), cela témoigne d’un vote protestataire à droite et dans les milieux populaires. Ces 26 %, c’est une véritable veste électorale pour Sarkozy et son parti de l’UMP. La stratégie du parti unique pour la droite parlementaire est également mise en échec. Sans réserve de voix, sans dynamique du premier tour, le 21 mars s’annonce sanglant pour l’exécutif.


Europe Ecologie n’a pas transformé l’essai marqué aux dernières élections européennes où il talonnait le PS. Néanmoins, ces 12 à 13 % l’inscrivent comme un parti d’opposition progressiste incontournable pour le PS, qui devra l’intégré dans son logiciel programmatique. L’écologie politique s’implante dans la durée dans la vie politique française. Elle est en position charnière pour polliniser l’action régionale, et au-delà, le programme d’opposition pour 2012.

 


Au-delà des chiffres, préciser ce goût d’avril 2002 pour l’UMP, en référence à une élection où Jospin avait mordu la poussière face à Le Pen. L’histoire se répète. « Le bon bilan » dont se flatte l’omniprésident français face à la crise économique mondiale, est pareil au « bon bilan » de Jospin à l’époque. Rien qu’un mantra d’auto-persuasion qui rencontre vite sa limite dans l’opinion publique. Le décalage entre le sommet de l’Etat et la sourde jacquerie qui se propage à bas bruit dans le pays, ressemble à un gouffre. Le peuple gronde son mécontentement, vote avec les pieds loin des urnes, et quand il vote, c’est pour sanctionner le pouvoir en place. Comment ce dernier va-t-il maintenir que des élections régionales n’ont pas d’impact sur la politique nationale ? Comment ne peut il entendre un signal si criant ?



Tag(s) : #Régionales 2010

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