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L’atomcratie française va être sur le grill ces prochains jours, avec la bombinette lâchée par Le Figaro à 19h10 ce 1er octobre : « les stress-tests européens post-Fukushima révèlent des défaillances de sécurité dans toutes les centrales nucléaires françaises. Mais aucune fermeture n’est préconisée par Bruxelles, selon un bilan confidentiel obtenu par le Figaro ».

 

Une actualité chaude pour le nucléaire français qui va se répandre, Le Monde emboîtant le pas au Fig à 21h57. Le journal du soir nous apprend que « le parc français doit revoir ses dispositifs pour "les scénarios extrêmes envisagés par Bruxelles : tremblement de terre, inondations, résistance par conception à des secousses ou à des impacts comme la chute d'un avion ».


Des stress-tests européens diligentés par la Commission Européenne, ce n’est pas un audit réalisé par une ONG telle GreenPeace, c’est plus difficile à contrer pour l’atom’cratie nationale. La sécurité nationale n’est pas assurée, l’improbable n’est pas intégré par EDF et la catastrophe est possible dans toutes nos centrales nucléaires… Cela fait froid dans le dos.

 

Ces résultats européens arrivent à point nommé pour engager le débat sur la transition énergétique. Les lobbyistes de l’électricité décarbonnée (électricité nucléaire en nov-langue) vont devoir gérer la question du risque de catastrophe nucléaire en France, qui n’est pas si improbable et pour le moins pas impossible. Probabilités, conséquences, assurance du risque, …, des questions trop longtemps passées sous silence vont devoir être assumées.

 

L’Etat – et donc les français - étant le garant en dernier ressort d’une catastrophe nucléaire, les français doivent avoir le choix de limiter ce risque en limitant/réduisant le nombre de centrales nucléaires en choisissant de les remplacer par des énergies alternatives et renouvelables. C’est ce choix que voudrait nous confisquer l’atom’cratie et elle s’est mise en ordre de bataille pour torpiller la transition énergétique…

 

Ce pavé européen dans la mare atomcratique française est bienvenu pour provoquer des débats dans tous les médias. La nature du risque nucléaire et ses conséquences, nous obligent à ce questionnement national. Pouvons-nous accepter de risquer de rayer une part du pays des aires humainement habitables ?

 

Tag(s) : #France atom’cratique

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