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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
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Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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Marseille 2008 et au delà

Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 00:15

La nouvelle est tombée en fin d’après-midi du mardi 19 mars, le bureau national du PS a décidé à l’unanimité la mise sous tutelle de la fédération socialiste des Bouches du Rhône jusqu’aux élections municipales de mars 2014. Une grosse fédération, que la rue de Solferino a voulu recadrer après les « affaires » de Jean Noël Guérini ancien patron du PS 13 (multi mis en examen dont pour association de malfaiteurs, qui sera sans doute jugé à partir de 2014), de Sylvie Andrieux héritière socialiste du cru (2 ans avec sursis et 5 ans d’inéligibilité requis hier contre elle pour détournement de fonds public pour acheter des bulletins de vote) et la mise en examen récente de l’actuel patron local du PS homme lige de Guérini, Jean David Ciot… Cela commençait à faire beaucoup pour tenter d’afficher un minimum de respectabilité et d’honorabilité !!! D’autant qu’il y a des primaires à organiser à l’automne à Marseille pour départager la ministre Marie-Arlette Carlotti, la sénatrice Samia Ghali, le député Patrick Mennucci et l’actuel président de la métropole marseillaise Eugène Caselli, pour prendre la tête de l’équipe de campagne et tenter de reprendre la mairie à la droite. La presse nationale est sensible à cette mise sous tutelle des socialistes de Marseille par Paris, tout un symbole d’une reprise en main du pouvoir central face aux facéties locales. Le Figaro nous livre les exégèses de Mennucci qui siège au bureau national du PS, pour qui « c'est surtout le fait que JD Ciot organisait avec le président du conseil général la fronde contre le premier ministre au sujet de la métropole» qui a accéléré le processus de mise sous tutelle. La « chance » des socialistes marseillais, c’est qu’une affaire chasse l’autre et qu’il y a […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Marseille 2008 et au delà
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Dimanche 17 mars 2013 7 17 /03 /Mars /2013 20:23

Bernard Tapie, patron de presse se fait manager « brutal » envers ses troupes. Le nouveau patron de presse du Sud-Est (La Provence, Nice Matin, Var Matin, Corse Matin) a joué les provocateurs. Il a défié la rédaction de son propre journal, en disant tout le bien qu’il pensait du journal « La Marseillaise » concurrent de « La Provence », au micro de France Bleu vendredi matin 15 mars. Le Monde nous rappelle ces paroles de Tapie à propos de La Marseillaise, qui cogne sa rédaction de La Provence : « c'est pour moi le quotidien le mieux fait de toute la région, … Il est intelligent, il est bien fait, il est bien écrit, bref, je voudrais que les miens soient faits comme ça ». Le nouveau patron de la presse quotidienne régionale de la Provence jusqu’à la Côte d’Azur, est un manager qui ne s’embarrasse pas de mettre les formes. Pour lui, la diffusion de la Provence est insuffisante, cela vient d’un problème éditorial, le problème de La Provence c’est que « les Marseillais n'ont pas envie d'acheter leur quotidien… ». Bernard Tapie a rencontré pour la première fois les journalistes de la rédaction de La Provence, la veille de ses paroles fracassantes sur France Bleu. Pour leur annoncer l’arrivée d'Olivier Mazerolle pour diriger la rédaction à partir de début avril et qu'une étude sur le contenu du journal serait lancée. Sa charge sur France Bleu éclaire la tonalité du rendu de l’enquête à venir : une profonde réforme du quotidien à la demande du patron. Je ne sais pas si Bernard Tapie se rêve en Citizen Kane du grand sud français, ou s’il s’inspire de Warren Buffet, milliardaire américains qui rachète des journaux locaux aux USA ? Un peu des deux sans doute… Le long papier que le Nouvel Observateur du 13 mars lui consacre […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Marseille 2008 et au delà
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Dimanche 17 mars 2013 7 17 /03 /Mars /2013 13:27

Le 15 mars, après deux semaines de procès, Sylvie Andrieux la députée PS des quartiers nord de Marseille accusée de détournement de fonds publics à propos de subventions du Conseil Régional attribuées à des associations fictives, est passée à la barre du tribunal pour se justifier. Une défense surréaliste, complètement « fada », qui motive ce billet « citoyen » après ce grand oral judiciaire. J’ai lu le compte rendu de l’audience sur MarsActu et Libération, la défense Mme Andrieux se résume en synthèse à « c’est pas moi, c’est les autres, on m’a trahi, j’ai rien vu, rien signé, le clientélisme règne partout à la Région mais je ne mange pas de ce pain là ! ». C’est pagnolesque comme ligne de défense, j’en rirais volontiers s’il ne s’agissait pas d’argent public détourné et d’un boulevard ouvert au « tous pourris » !!! Mme Andrieux cumularde mais se déclarant « contre le cumul des mandats », aurait été trop occupée par son mandat de députée à l’AN, pour s’investir à 100% dans sa vice-présidence à la Région : « dans cette délégation, la politique de la ville ne prenait ni mon temps ni mon attention en direct » a-t-elle déclaré. Elle fuit ses responsabilités en se présentant comme une élue régionale fictive (telle que je la perçois dans ses propos) : « je pouvais rester des semaines et des semaines sans venir au groupe »…, « je venais rarement à la Région »…, « ce n’est pas le rôle d’un élu de lire le budget… ». C’est son collaborateur Roland Balalas qui s’occupait de tout et qui l’aurait trahi en montant ces détournements de fonds public dans son dos. Un ex-collaborateur venu la veille confirmer à la même barre du tribunal qu’il avait prévenu son élue des risques de dérive dès 2005 ou 2006, et de la présence de fausses […]
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Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 21:47

Marseille et son clientélisme, légende urbaine d’une culture locale qui se retrouve sous les feux de la rampe médiatique et judiciaire. La députée apparentée socialiste Sylvie Andrieux, comparait pour un détournement présumé de 740 000 € au débit de la Région Provence Alpes Côtes d’Azur, en vue de financer des associations plus ou moins fictives qui œuvraient dans la conviction électorale au profit de Sylvie Andrieux avec biens d’équipements divers et variés en cadeaux. Sylvie Andrieux a-t-elle organisé l’achat de bulletins de vote avec de l’argent public, c’est à la justice de répondre… Ce qui est « rassurant » pour le citoyen, est que cette « affaire » marseillaise n’ait pas autant traîné que celles Chirac et Tibéri à la Mairie de Paris. En l’espèce à Marseille, Le Monde nous apprend qu’une enquête ouverte à la mi-2007 après le signalement par la cellule anti-blanchiment du ministère de l'économie (Tracfin) de flux financiers suspects entre juin 2005 et janvier 2007 sur les comptes d'associations et de sociétés de BTP installées dans les quartiers nord de Marseille, et 6 ans après, la justice est en capacité de juger, la suspecte sur le banc des accusés. Comparée à d’autres affaires politico-malsaines ailleurs française, le justice marseillaise est presque diligente ! Les faits dénoncés sont graves, cela va s’en dire. C’est agaçant que l’institution publique soit détournée et l’intérêt général, qu’elle soit asservie à l’intérêt privé, oui ! « Checks and balances », pouvoir et contre-pouvoirs, la démocratie doit faire avec la nature humaine et les brebis galeuses… L’œuvre de justice est importante et le fait qu’elle passe ici à Marseille sur la classe politique locale est la preuve que le système n’est pas […]
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Dimanche 30 septembre 2012 7 30 /09 /Sep /2012 11:46

Ancien ministre PS et pseudo scientifique, en rupture avec l’actuelle majorité et ancien visiteur du soir de Sarkozy, Claude Allègre est venu à Marseille pour participer à un dîner débat et faire la promotion de son dernier bouquin, le mardi 25 septembre 2012. Cela lui a valu un billet dans la Provence en ligne dès lundi 24, qui a pompeusement transformé le débat au restaurant Don Corleone de la rue Sainte, en conférence !!! Une vraie promotion pour l’invité promoteur des gaz de schistes, du nucléaire et des OGM, au mardi Littéraire d’Alfred Mauro, considéré une « causerie libre durant un dîner » selon la même Provence en Juillet 2011. Comme cette promotion du bouquin d’un type rance ne pouvait suffire, La Provence a choisi de faire de Claude Allègre l’invité de son édition du dimanche 30 septembre, avec une longue interview où il canarde à l’obus de bêtise les écologistes. « Les écologistes nous nuisent » comme accroche pour vendre du papier avec la vedette réac-anti-écolo à Marseille, c’est du cousu mains sales avec La Provence… Une édition dominicale qui ne fait pas que « bouffer » du Vert, elle propage l’idée de laisser les gens polluer en paix !!! C’est saugrenu comme démarche journalistique, de donner une très large place à un climato-sceptique menteur dans ses colonnes, sans lui porter la contradiction. On me dira que La Provence ne fait que suivre les autres médias, qu’Allègre est même venu brailler dans l’émission de Taddeï « ce soir ou jamais », que c’est un bon client de « C dans l’air »… Certes oui, et cela m’interroge sur le crédit que l’on prête à un type qui ne représente pas que lui-même, mais une myriade de lobbys (atome, pétrole, gaz…). Claude Allègre est un bouffon bouffi qui défend des intérêts […]
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Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 15:59

MA Carlotti donnée gagnante contre Muselier par un sondage Ifop-Fiducial publié par le JDD ce 3 juin. Quand j’avais fait mon billet sur le combat Marie-Arlette Carlotti / Renaud Muselier aux élections législatives dans ma 5ème circonscription des Bouches du Rhône, MA Carlotti n’avait pas encore été nommée ministre déléguée aux Personnes handicapées. Nous étions le 7 mai, et du billet publié à sa nomination le 17 mai, je ne retire rien : « après la victoire de François Hollande la 6 mai, la victoire en juin de MA Carlotti sur Muselier ne serait pas pour me déplaire. Cette victoire consacrerait le changement national et local dont nous avons besoin. » Le correspondant de Libération à Marseille s’est fait écho de la bonne nouvelle pour MAC, elle battrait « muso » à 52% contre 48% au second tour des législatives le 17 juin. Si ce sondage se confirmait dans les urnes, ce serait un bon coup pour la ministre marseillaise de renvoyer ce député élu depuis 1993, qui devait bénéficier d’un redécoupage électorale de la circonscription pour lui faciliter la tâche. Au 1er tour qui aura lieu dans une semaine, le sondage Ifop Fiducial donne Renaud Muselier pour l’UMP en tête à 36%, contre 34% pour Marie-Arlette Carlotti du PS. Le candidat FN, Jean-Pierre Baumann pointe à 13,5% et celui du Front de Gauche, Frédéric Dutoit à 8,5%. Michèle Rubirola-Blanc pour EELV n’est qu’à 3,5%, et Hélène Coulomb du Modem à 2,5%. Les autres candidats ne dépassent pas les 1% d'intention des voix. Si MAC perdait le 17 juin, elle devrait quitter le gouvernement, tandis que si elle gagne, ce sont les espoirs de viser la place de maire de Marseille en 2014 qui vont s’évanouir pour Muselier. L’enjeu politique dépasse donc les strictes élections […]
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 21:16

La page de l’élection présidentielle tournée, c’est celle des élections législatives qui s’ouvre. Si cette élection est cruciale au niveau national (majorité absolue ou pas du PS-EELV à l’AN), je commence par m’y intéresser par le prisme local en m’occupant de ma circonscription, la 5ème des Bouches du Rhône. Elle comprend les 4ème et 5ème arrondissements et une part du 6ème .de Marseille, des arrondissement qui ont tous placé Hollande en tête ce 6 mai (respectivement à 50,68%, 55,51%, 51,34%). Renaud Muselier y est élu député depuis 1993, mais il est très incertain qu’il garde son siège après le 17 juin. Une perte qui pourrait aussi lui barrerait l’accès à la candidature pour les municipales de 2014. Dans cette circonscription seront principalement en compétition Marie-Arlette Carlotti pour le PS, Renaud Muselier pour l’UMP et Jean-Pierre Baumann pour le FN. La projection réalisée par la Provence pronostique une triangulaire qui serait fatale au candidat de l’UMP. Je n’ai pas encore vu/lu d’enquête d’opinion sur ma circonscription, mais Marie Arlette Carlotti devait bénéficier de la conjonction de plusieurs forces favorables pour défaire Renaud Muselier dans les urnes. Il est probable que les électeurs de ma circonscription comme les français, veuillent confirmer la majorité qu’ils ont apporté à François Hollande et lui permettre de gouverner sans entrer en cohabitation, c’est bon pour MA Carlotti qui a fait partie de l’équipe de campagne de Hollande . Par ailleurs, cette femme est connue/reconnue pour avoir été une opposante interne à JN Guérini au Conseil Général, elle incarne une gauche marseillaise propre et courageuse qui veut mettre fin aux dérives du guérinisme… Enfin, Muselier éclaboussé par la mise en […]
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 19:37


Après avoir été réinvesti de toutes ses prérogatives de président du Conseil Général des Bouches du Rhône par le tribunal administratif, et invité par le bureau national du PS à quitter la présidence du département, Jean Noël Guérini est passé à l’attaque, sur sa gauche et sur sa droite. A l’occasion d’une longue conférence de presse filmée par France 3, JN Guérini s’est montré offensif envers le PS, Muselier et l’UMP. Il a aussi lâché son frère. La meilleure défense quand on est acculé, reste l’attaque. C’est ce que devait avoir en tête JN Guérini quand il a préparé sa conférence de presse, pour clamer qu’il est et restera président du CG13. Guérini ne démissionnera malgré toutes les... par france3provencealpes N’en déplaise aux instances parisiennes du parti, JNG a réclamé une présomption d’innocence pleine et entière pour le protéger et se maintenir dans la fonction. Pour parer la demande de démission en provenance de la Rue de Solférino à Paris, il a mis en avant les élus socialistes inquiétés par la justice qui continuent d’exercer leurs mandats, sans que le PS ne s’en émeuve. Bien entendu, JNG mélange tout les chefs d’inculpation, et a passé sous silence qu’il est le seul élu PS à être mis en examen pour « association de malfaiteurs ». Ce qu’il cherche en pointant les autres élus socialistes mis en examen, c’est l’amalgame. S’il doit démissionner, tous les autres « inquiétés » devraient de même. Sauf à ce que la jurisprudence « Guérini », soit une démission de la présidence d’un exécutif local suite à une mise en examen, ne s’applique qu’à partir de l’association de malfaiteur comme grief. C’est malin car jamais le PS ne fixera un barème de gravité des mises en examen, alors qu’il garde des élus condamnés dans […]
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 18:54

Presque tous les mercredis, la famille marseillaise Guérini a les honneurs du Canard Enchaîné. Les éditions datées 14 et 21 septembre nous le prouvent, rubrique « mare aux canards ». Le journal satirique nous rapporte le 14 septembre, comment Jean Noël a lâché et chargé son frère Alexandre, dans le bureau des juges où il a été auditionné le 8 septembre dernier. L’édition du 21 septembre, remonte vers un chaînon manquant entre le système Guérini et le grand banditisme. Donc, dans le bureau des juges Duchaine et Philippon, JNG surnommé « Nono » s’est déboutonné et a lâché son frère pour essayer de sauver sa peau. Nono a condamné son cadet Alexandre, pour son « comportement intrusif » dans les affaires du CG13, ses « initiatives », ses « façons d’être, d’agir, de réagir »… Elle va être joyeuse la prochaine réunion de famille après quelques années de pénitencière ;-) Devant les juges, Nono n’a pas seulement écorné le sens de la famille si cher aux corses. Il a aussi chargé ses proches collaborateurs, Rémy Barges son directeur de cabinet, et Béatrice Billes, conseillère spéciale de JNG. A croire qu’au Bateau Bleu, toutes ces mauvaises pratiques fomentées par Alexandre avec la complicité de ses collaborateurs, se déroulaient dans son dos. Le président du CG13 ayant d’autres choses à faire et à penser, que de s’occuper de l’intendance ou de la distribution de subventions. Un ange naïf, un pur ce Nono, dupé par ses proches, il n’a pas su ni vu que la ligne jaune avait été franchi par Alexandre, personne ne l’aurait mis en garde… Cette faribole incroyable, c’est celle qu’il a livré aux juges. Une fable qui ne tient pas la route, si on lit l’article du Canard de cette semaine « les guérini entourés de bavards ». Ainsi, le […]
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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 21:19

Arrivé à 14h, ressorti après plus de quatre heures passées dans le bureau des juges Duchaine et Dorcet au palais de justice de Marseille, Jean Noël Guérini a été mis en examen ce jeudi 8 septembre, pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, notamment pour un dossier touchant à des marchés publics présumés frauduleux impliquant son frère Alexandre et quelques autres affaires… Après cette mise en examen et pour se cramponner à la tête du département, Jean Noël Guérini s’est mis en congé du Parti Socialiste et entend déléguer temporairement une part de ses prérogatives de président de l’institution départementale. Son plan est de s’affranchir du 10 rue de Solférino, en ne laissant pas de prise au PS sur sa destinée « hors du parti ». Ce pas de côté, vis-à-vis de ses camarades lui coûte peu, il est toujours sénateur et n’entend pas quitter la présidence du CG13, même devenu sans étiquette après avoir rangé sa rose au placard. Se mettre en congé du PS lui permet, pense-t-il, de ne pas entacher les primaires et la campagne électorale 2012. Lâcher un peu de lest à la présidence du CG13 devrait lui permettre de trouver du temps pour assurer sa défense tout en conservant son pouvoir - de surveillance et de nuisance – sur le département. C’est une stratégie réactive bien ficelée… Sauf que la mise en examen pour association de malfaiteurs passe mal, pour le citoyen des bouches du Rhône que je suis. Il n’est pas pensable, qu’à son niveau de responsabilité et de représentation démocratique, JNG puisse se prévaloir d’un mandat d’honnête homme avec de tels soupçons à son encontre. Je respecte la présomption d’innocence, et la justice dira si les soupçons sont étayés et condamnables, ou pas. […]
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 15:50

Jean Noël Guérini, le président du Conseil Général des Bouches du Rhône, qui devrait être mis en examen ce jeudi 8 septembre par le juge Duchaine, pour « complicité d'obstacle à la manifestation de la vérité, prise illégale d'intérêts, trafic d'influence et association de malfaiteurs en vue du trafic d'influence », a réuni les élus socialistes du département, le vendredi 2 septembre après-midi à Marseille. Le Monde nous informe qu’il a distribué la photocopie de sa convocation au tribunal de Marseille, à la trentaine de conseillers présents. Il leur a raconté que c’est son ennemi local, Renaud Muselier, qui manipule le procureur qui aurait fait pression sur le juge pour le convoquer en vue de le mettre en examen et non l’entendre comme simple témoin assisté… Devant les élus, Nono a fait un exercice de victimisation, accablé par une cabale juridico-politique, pour faire passer un message fort : « je ne démissionnerai jamais ». Pas certain qu’il ait convaincu tous les participants, au moins aura-t-il réaffirmé sa détermination. Lui demander de se mettre en retrait, pour l’honneur de l’institution qu’il dirige et préparer sa défense, sera immanquablement se positionner parmi ses ennemis. Pour se défendre vis-à-vis de la Rue de Solférino, le retranché de Marseille dans son Bateau Bleu - siège du CG 13 - a fait dresser la liste de tous les élus du PS mis en examen, 56 selon JNG. Il compte se battre avec le PS parisien pour sauver son siège, quitte à faire donner l’artillerie de bombes à merde contre son propre camp. Qui a dit que le pouvoir était une drogue dure ? ;-) Toujours selon le Monde, un participant à la réunion aurait dit au journaliste, Jean-Noël ? Il se « kadhafise »… Si JN Guérini était mis en examen le 8 […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : Marseille 2008 et au delà
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 21:40

Je ne sais pas si Jean Noël Guérini avait un gros portefeuille boursier qui aurait fondu comme neige au soleil avec le décrochage estival des bourses mondiales, mais il est à parier que le patron du CG13 passe une fin d’été 2011 toute pourrie. La cause n’est pas à chercher dans ses bas de laine, mais se trouve dans l’enquête qui a prospéré sur les affaires judiciaires où son frère Alexandre est mouillé. France 3 Paca nous l’apprenait la semaine dernière, Jean Noël Guérini a reçu une convocation chez le juge Duchaine pour le 8 septembre. Le Canard Enchaîné daté du 24 août, revient sur une demi-page, sur ces affaires marseillaises qui vont voir le sénateur socialiste des Bouches du Rhône et patron du département, être mis en examen pour prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et association de malfaiteurs. Ce dernier reproche est, selon l’hebdomadaire plumitif, une première pour un vice-président du Sénat. Ce chef d’inculpation, particulièrement grave car il pointe l’accointance d’intérêts supposée entre la pègre et la famille Guérini, qui aurait mis le département au service de mafieux, vient d’une photo de famille. Toujours selon le Canard Enchaîné, on y voit monsieur frère Alexandre, avec le directeur de cabinet de Jean Noël au CG 13 Rémy Bargès, en compagnie de Bernard Barresi et de Patrick Boudemaghe tous deux membres du milieu marseillais. C’est Pierre Mignard, également sur cette photo et par ailleurs patron d’une société d’économie mixte financée à 95% par le CG13, qui a lâché le morceau aux pandores. Le jour où la photo a été prise, « ils négociaient la création d’une maison médicale à La Ciotat ». Alexandre, fondé de pouvoir occulte du patron du CG13, travaillait à l’intérêt de la famille Guérini avec […]
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