Sarkozy repart en campagne, un peu comme Chirac dont il est un digne héritier plutôt qu’un fils en rupture,
son interview bilan après un an de mandat, est dans le ton d’un candidat (sous calmants) plus que d’un homme en situation de pleins pouvoirs depuis 1 an. S’il s’est fait étriller par l’édito du Monde du jour, il est chez lui à
TF1, France 2, LCI, pour essayer reprendre la main de la communication.
Il nous refait le coup de la faute aux 35 heures des socialistes, maux parmi les maux de l’économie
française, la France ne travaille pas assez… Plus de dix ans
que la droite use du même argument, plus de 10 ans qu’elle est au pouvoir, incarnée par notre grand figurant brasseur de vent depuis 2007,et toujours la même rengaine.
1 an après, difficile de justifier qu’il ait dilapidé la confiance suscitée par ses promesses, ses postures,
… S’il se contorsionne pour avouer que "sans doute je n'ai pas assez expliqué, sans doute moi même j'ai fait des erreurs", le bougre demande un
crédit de 5 ans pour être jugé par les français. Encore 4 (c’est long !), où il demande à être affranchi de l’impatience de la réalisation de ses promesses. Que l’on mette de côté son côté
bling-bling, son omniprésence qui a lassé, … Il va s’atteler à la réforme. Ça va faire mal à la France d’en bas, mais avec lui le pays devrait sortir de ses archaïsmes, se remettre dans
le chemin de l’histoire. L’ambitieux l’a joué humble, il a estimé avoir « une part de responsabilité » alors qu’on lui faisait observer que les Français étaient
« déconcertés », parce qu’il « bouscule les immobilismes, les[…]
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par Héloïm Sinclair
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C’est le printemps depuis le 21 mars, vous ne vous en étiez pas aperçu avec le froid qu’il fait, mais le Parti Socialiste français vient de sortir d’hibernation. Un
scoop hors saison pour un parti qui n’avait pas fait un pas sur le chemin de l’aggiornamento depuis 18 ans. Enfin, après la défaite de 2007, la victoire des « malgré nous, faut tacler
sarko » aux municipales 2008, le PS a sorti enfin cette semaine sa « déclaration de principes ». Du nouveau au PS ? ;-)
Ce n’est pas rien, cet exercice politique au PS d’une déclaration de principes. C’est un accouchement douloureux qui arrive 5 fois par siècle. Le temps de remettre
un logiciel de gauche à jour de la réalité sociale. Cette fois, c’est une vraie rénovation, presque sans langue de bois. Ainsi le PS nouveau (labellisation démocratique en juin) abandonne la
« révolution » pour devenir un « socialisme démocratique ». Ils sont même en faveur de l’Europe et se son Union, la crise de 2005 est dépassée. Je ne sais pas si le PS compte
chasser sur les terres en jachère du MoDem, mais il flotte un parfum de réformisme dans cette déclaration de principes, avec une forte tendance verte parce que le développement durable est
incontournable, vive la fin du productivisme ! Une vraie révolution de doctrine, qu’un social démocrate écolo voit d’un bon œil … A croire que les éléphants sont partis au cimetière, il ne
manque plus que les guerres égotiques déclarent l’armistice pour que l’on croie en une alternative au sarkozisme déclinant.
Quatre ans, c’est long, mais c’est en même temps tellement court pour bâtir une opposition d’alternative, qui a tué ses vieux fantômes et[…]
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par Héloïm Sinclair
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Le gouvernement de l’omniprésident va de couac en couac. A peine la suppression du financement étatique de la
carte Sncf famille nombreuse est annoncée, que déjà il est rétabli. Illico presto, avec 10 millions d’euros en plus des 70 millions qui ne seront finalement pas économisés, pour faire bonne
figure … Le redéploiement des allocations familiales est annoncé à budget constant, tant qu’on se demande à quoi sert la réforme... On supprime plus de postes de profs dans les zones d’éducation
prioritaire, que dans les beaux quartiers, ... En connivence Fillon et Borloo ont fait piétiner le Grenelle sur les OGM par le Parlement. NKM avale des couleuvres transgéniques et 78 % des
français la soutiennent dans son combat sur les OGM. L’omniprésident a cédé à Monsanto. Quel sera le prochain lobby qui gagnera sur les promesses ?
Avec une réforme de l’état dont le dessein et les grandes lignes restent obscures et incompréhensibles au
1er anniversaire de l’élection de Sarkozy, les français ont sans doute l’impression de s’être fait gruger. L’ancien « ensemble, tout devient possible », se
transforme jour après jour par une perte de crédit politique sur des peccadilles, et tout devient moins possible. Le gouvernement et la majorité ne trébuchent pas sur l’essentiel - réformer le
pays et mettre fin au déficit chronique de 50 milliards d’euros - mais sur chaque pas, où des mesurettes d’économie provoquent des vagues dans l’opinion publique.
De perte de crédit politique en perte de crédibilité, sans projet de justice sociétale comme horizon
politique (fut-il de droite), le gouvernement godille à l’oreille sondagière sous[…]
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par Héloïm Sinclair
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La société occidentale n’a pas connu de crise alimentaire depuis des siècles. Il y a bien eût le rationnement
en temps de guerre, il y a bien des poches de pauvreté où des estomacs crissent de vide. Mais globalement, notre société est plus occupée à perdre ses kilos superflus qu’à se préoccuper de la
résurgence de la famine. Les restos du cœur font le restent, pour repousser la faim au rang des souvenirs enfouis du corps social…
Est-ce cette absence de vécu collectif qui nous empêche de prendre la mesure des enjeux de cette
nouvelle violence globale? Les émeutes alimentaires en Haïti sont une nouvelle sorte de violence qui n’en finira pas de tourner sur nos écrans de télé. Là-bas, ailleurs, 33 pays listés par la
Banque Mondiale sont menacés d’émeutes alimentaires. Les agrocarburants ne font qu’accentuer la pression sur l’allocation des ressources agraires. L’on inaugure un cycle sinistre…
La FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture, tirait déjà le signal d’alarme en janvier dernier. Avec l’augmentation du prix des matières agricoles et un budget libellé en dollar US qui fond à mesure que le billet vert
dégringole, le fonds mondial d’aide alimentaire ne pourrait aider à survivre tous les affamés de la terre. Ou bien ces gredins devront s’arrêter de manger avant la fin de l’été pour que les
survivants reçoivent de nouvelles rations en 2009, à l’ouverture du prochain budget de la FAO. La crise des émeutes alimentaires était donc écrite dans l’histoire à venir, et les élites des
gouvernements du monde n’ont rien fait.
Un mal pour un bien, l’on pourrait puiser dans les[…]
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par Héloïm Sinclair
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Dimanche d’élections, il a fait gris sur Marseille. Au moins, les abstentionnistes
n’auront pas l’excuse de la farniente sur le bord de mer, pour être restés loin des urnes. Ce midi, à mon bureau de votes, un timide 16,5 % de votants depuis le matin sur 1350 inscrits. On était
loin de la ferveur de mai 07.
Les politicologues n’ont pas fini de disserter sur le divorce électorale, depuis
l’élection présidentielle jusqu’à ces municipales. Entre le temps où l’appareil médiatique roulait pour Sarko 1er, rejetant dans l’ombre les parts obscures de sa personnalité, et ces
derniers mois où elles ont éclaté au grand jour. Comme une mariée qui aurait rencontré le prince charmant qui se contenait pour ne pas laisser aller tous ses défauts infantiles, jusqu’au OUI
contractuel. Les lendemains de la nuit de noce ont fait déchanter la mariée… Les électeurs qui ont voté pour lui et qui sont les cocus du sarkosisme (ouvriers,
employés, retraités modestes, …), croient ils encore suffisamment en la politique ? De la désacralisation à la dégradation de la fonction présidentielle, le PR va-t-il prendre un carton
rouge comme chef du parti UMP ?
Si l’on critique (à raison) la gauche pour son absence de projet politique crédible,
attendez de voir la droite se déchirer sur fond de défaite aux municipales. Rupture dans la rupture, les français vont se retrouver avec une opposition pas reconstruite et encore en chantier, et
une majorité en voie de démembrement délabrement, sur fond de rancœur, d’appétit d’égos et de courants politiques divergents. En somme, un pays un peu plus difficilement gouvernable qu’avant la
présidentielle …
Que les municipalités[…]
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par Héloïm Sinclair
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Trouvé sur le blog incandescences, que je vous recommande :
(Copyright Le Soir et Pierre Kroll)
Et en clin d'oeil aux municipales de Marseille, trouvé sur Le Mague par Serge Scotto :
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par Héloïm Sinclair
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Ils doivent s’arracher les cheveux, les spin doctors de l’Elysée. Avec une polémique par
semaine au moins, de préférence déclenchée en début de week-end ou juste avant, pour que les français aient le temps de gamberger pour mieux en discuter avec les collègues la semaine... La
sarkozie part en débandade, et son chef explose en plein vol toutes les semaines. C’est maintenant réunion de crise dans la crise tous les week-ends au Château. La semaine dernière, c’était
l’incendie du parrainage d’un enfant de la Shoa par chaque élève de CM2. En ce moment, c’est l’incendie moral de l’omniprésident insultant un quidam au salon de l’agriculture. Si je n’avais
honte, je serai presque impatient d’attendre la prochaine monumentale bourde omniprésidentielle. Son pauvre « pauvre cons »
capturé par une caméra du Parisien, risque de brûler carboniser le peu de confiance qui lui restait. Si 62 % des Français se déclaraient "plutôt
mécontents" ou "très mécontents" de l'action du chef de l'Etat avant ce week-end, ne seront-ils pas 65 ou 68 % à la prochaine enquête d’opinion ?
L’amitié avec les patrons de presse n’y changera pas grand-chose. Lagardère aura beau
essayer de masquer censurer la couverture de Courrier International, pour que les
français ne voient pas dans leurs kiosques Relay la une de CI où El Pays donne le point de vu de Madrid : Sarkozy, ce grand malade. Les choses vont de mal en pis, et les
français s’interrogent.
Le Figaro ne pouvant trapper l’aventure mouvementée
de Sarko au salon de l’agriculture. Il a choisi un titre ultra
neutre, rejetant l’article bien loin des sujets de une, au milieu de son site[…]
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par Héloïm Sinclair
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Dans la vie, il faut savoir rebondir. Et ceux qui sont passés par une mauvaise passe peuvent être d’un recours
inattendu. Ainsi, Jean Marc Restoux, ancien sans domicile fixe et candidat à la mairie du 6ème arrondissement de Paris, lance un appel sur StreetReporters.net pour que David Martinon rejoigne sa liste aux municipales.
Franchement, au point où en est le microcosme politique français, vaut mieux en rire.
Coluche, tu nous manques ! Jean Marc Restoux sait qu’ils n’ont aucune chance d’être élus, même en placé tocard avec Martinon. Mais un ancien sdf qui tend la main à un nouveau scf (sans
circonscription fixe), ça fend le cœur ;-) Enjoy !!!
Jean marc restoux vs martinon.avi
envoyé par STREETREPORTERS_NET
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par Héloïm Sinclair
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Est-ce que notre omniprésident le fait exprès, de lancer chaque jour une nouvelle fusée
qui lui explose à la face ? Va-t-il continuer longtemps avec ses oukases et ses prises de positions, qui irritent une bonne part des français (voir des européens) ? Peut-être ne sait-il
que faire campagne, embarrassé d’un pouvoir à exercer en vrai ? Alors qu’il était tout tendu/bandé pour prendre le fauteuil de Chirac, jusqu’à concentrer tous les pouvoirs pour entamer son
quinquennat, le voilà qui flanche (la faute à Carla ?), son logiciel politique bug. L’omniprésident est trompé par son flair politique et une cour aux ordres, rattrapé par la réalité… Depuis
début 2008, Sarkozy est dans une séquence de scoumoune ;-) Et chaque jour qui passe, il en rajoute pour s’attirer les quolibets.
Ainsi, il commence la semaine le moral dans les chaussettes, les sondages au plus bas.
Voilà pas qu’il veut faire le malin au dîner du CRIF. Patatras, sa « bonne » idée de soumettre à un devoir de mémoire chaque élève de CM2 envers un enfant de la shoah, lui revient en pleine tête. L’effet de
surprise a été total pour les convives des institutions juives de France, mis devant le fait accompli du prince. Simone Veil en a eu le sang glacé, trouvant l’idée « insoutenable ». La Licra, le Mrap, l'Union des
étudiants juifs de France, le monde éducatif, des pédopsychiatres, des historiens, … réagissent contre cette nouvelle lubie sortie de nulle part. L’effet de souffle de cette nouvelle
décision omniprésidentielle risque d’être terrible. La majorité n’en demandait pas tant, déjà qu’elle rame dure …
Car en ce moment à l’UMP, c’est il faut[…]
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par Héloïm Sinclair
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Je ne suis pas politologue, mais je voudrais par ce billet, mettre en perspective trois
faits politiques. Les rapprocher pour essayer de saisir ce qui arrive à notre démocratie, pour interroger le présent et savoir si elle ne s’abime pas.
1er fait en trois mots : Désacralisation de la fonction
présidentielle. Le gouffre qui s’est établi entre l’espoir suscité en mai,
et la quotte de confiance plombée d’aujourd’hui, n’a sans doute pas qu’à voir avec la pipolisation de l’omniprésident. Le 8 janvier marque un tournant dans l’état de grâce sarkozien. La
1ère rupture de 2008, ce fameux « s’agissant d’ailleurs du pouvoir d’achat, qu’est-ce que vous attendez de moi, que je vide des caisses qui sont déjà vides, ou que je
donne des ordres à des entreprises à qui je n’ai pas à donner d’ordres ? » était une rupture de confiance entre le président et le peuple français, un volte face avec la parole
donnée clamée. Ces mots ont sonné comme un aveu d’échec qui liquidaient l’espoir des plus modestes, ceux qui avait cru en la parole présidentielle. Après le « ensemble,
tout devient possible » placarder sur les murs du pays et matraquer dans les médias partisans, ce « je ne peux … » résonnait comme rien n’est
plus possible. Le héros porté par les urnes, celui qui devait repousser les contraintes ployait finalement dessous. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient me direz-vous. Soit, mais
depuis l’escroquerie de la réduction de la fracture sociale en 95, suivi du hold-up d’un Le Pen au 2ème tour en 2002, la politique française avait semblé retrouver
sens et ferveur en 2007. Cette nouvelle rupture de confiance ne sera[…]
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par Héloïm Sinclair
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J’ai séché le conf de presse de notre omniprésident, pas envie des images, saturation. Du son avec
un shoot de critiques sur Inter, quelques articles ici ou là, … Je décroche, saturation. Il m’aura fallu une bonne dose de Canard Enchaîné, pour me dérider les zygomatiques de la
politique.
2008, marque un tournant la communication sarkozienne. Pour la première fois, des médias du
main stream (le Monde en particulier) ont moqué l’omniprésident et ses vœux, interloqués par la politique de civilisation qui donnait le change à celle du
« travailler plus pour gagner plus », déjà usée. Même la pravda nationale du vendeur d’avions militaires, ne peut plus ignorer les mauvaises nouvelles économiques,
indépendantes des sondages d’opinion-way ;-)
Bientôt mi janvier, les municipales sont dans moins de 60 jours, le compteur tourne et les choses
s’accélèrent. 2 mois à peine, pour convaincre. Le chef de l’exécutif et son exécutant 1er ministre, vont mettre tout leur poids politique dans la bataille, pour politiser cette
échéance électorale de scrutins locaux. En rupture avec la stratégie chiraco-raffariniène des régionales de 2004, qui avait été l’occasion pour l’UMP de se prendre une raclée, Sarko va donner de
sa personne pour conquérir ou conserver des villes d’ouverture UMP lors des municipales 2008. Comme tout le monde n’est pas Carla Bruni, risque d’y avoir un effet repoussoir … Surtout que
la conjoncture économique se dégrade et que le smicard sans heur’sup sera le cocu de l’espoir. Le retraité à la modeste pension, déjà trahi sur l’autel des promesses omniprésidentielles, sera
bougon. Et les avocats / fonctionnaires / urgentistes / chercheurs /[…]
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par Héloïm Sinclair
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Blog délaissé ce mois de décembre, la dernière ligne droite dans la vie réelle aura été intense et
dense… Pourtant, le spectacle politique n’a pas manqué. Du bédouin du désert Libyen à Paris aux frasques amoureuses à Eurodisney, un tourbillon médiatique a chassé l’autre, aussi vite qu’une
compagnie de CRS évacue un début de campement de SDF à Notre-Dame… L’impression d’être un terrible révolutionnaire d’avoir débranché ma télé depuis quelques années. A l’heure de la
« télécratie », prendre du recul en lisant les journaux (en version papier et électroniques), c’est courir le risque d’entrer en dissidence.
Quand je vois des gens qui lisent Le Figaro, je leur demande parfois si la Pravda version Nicolas
1er ne leur laisse pas un manque de vérité sur l’estomac, comme un trop plein de fausses certitudes qui ne diraient pas comment le monde va ? Ces braves conservateurs n’ont
pourtant pas de mouron à se faire, ce n’est pas de la rue de Solferino que viendra la révolution avant longtemps. L’opposition est pour le moment volatilisée vaporisée entre l’ouverture
gouvernementale et la guerre permanente des courants, avec en prime un clivage pro/anti ségo exacerbé. Ces braves conservateurs pourraient se laisser aller à la confiance critique … Soulever le
rideau de paillettes version nouveau régime, constater que le bilan sarkozyen « de rupture » après 8 mois trépidants, est bien maigrichon.
A part avoir rompu avec le régime officiel de la Vème qui voulait que le 1er
ministre conduise la politique de la France, rompu avec le langage politique présidentiel (d’une parole rare à une omniprésence), rompu avec l’indépendance diplomatique et militaire[…]
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par Héloïm Sinclair
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