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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
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Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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France atom’cratique

Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 21:47

Article à lire sur Le Monde.fr, d’Antonio Pagnotta, photojournaliste, auteur de « Le dernier homme de Fukushima », qui suit la catastrophe depuis 2 ans… Très percutant pour dépasser l’analyse du risque économique, le risque démocratique et l’égalité entre les citoyens. Le risque nucléaire n’a pas de frontière…
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 21:26

Le Journal Du Dimanche (JDD.fr) a décidé de fêter l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima en lançant un pavé dans la mare de l’atomcratie française. Il sort ce dimanche 10 mars 2013 un article en exclusivité sur un rapport confidentiel de l''Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) de 2007, qui estimait que le cas extrême d'un accident majeur en France coûterait jusqu'à 5800 milliards d'euros. Bien loin des estimations publiées en février 2013 dans une autre étude de l’IRSN, avec 430 milliards d’euros comme coût d’un catastrophe nucléaire en France, somme déjà astronomique et exorbitante !!! Dans l’étude de 2007 menée par l’IRSN, il s’agit d'étudier une série de scénarios catastrophes sur la centrale nucléaire de Dampierre en Burly (45) et d'évaluer leurs conséquences économiques, sanitaires etenvironnementales. L’étude restée secrète plus de 5 ans avant d’être révélée par le JDD, estimait un coût du "cas de base" à 760 milliards d'euros, alors qu’une catastrophe de type Tchernobyl faisait s’envoler la facture à 5 800 milliards d’euros !!! Plus de 3 années de PIB français risqués pour une catastrophe nucléaire majeure en France à Dampierre dans le Loiret, cela semble très très cher comme risque. L’étude ayant été conduite avant Fukushima, on comprend qu’elle soit restée secrète dans un pays atomcratique… A l’heure du débat national sur la transition énergétique, je remercie le JDD d’avoir mis en lumière cette étude de l’IRSN, qui apporte des éléments nouveaux sur le risque nucléaire en France. Notons que dans un communiqué publié dimanche 10 mars, l'IRSN affirme que le chiffre de 5800 milliards d'euros est fort peu réaliste, les calculs de 2007 ayant été réalisés selon des hypothèses et des […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Samedi 9 mars 2013 6 09 /03 /Mars /2013 11:41

11 mars 2013, c’est le 2ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima. L’occasion de revenir sur le risque nucléaire et sur les conséquences pour la population locale dans les médias. L’occasion également d’une mobilisation citoyenne à Paris ce 9 mars 2013, avec la chaîne humaine pour une sortie du nucléaire civil et militaire en France. L’inquiétude vis-à-vis du nucléaire semble refluer en France, selon un récent sondage Ifop, 42% des français se disent inquiets à propos des centrales nucléaires de notre territoire en 2013, contre 54% juste après la catastrophe de Fukushima. Se souvenir de Fukushima, en tirer les conséquences sur l’acceptation du risque… Nucléaire, non merci ! J’ai découvert Michaël Ferrier, professeur de littérature à l'Université de Tokyo et auteur de « Fukushima, récit d'un désastre » dans un article sur le site internet des Echos, avec 3 vidéos qui interpellent sur la situation locale. Je conseille d’entendre Michaël Ferrier pour imaginer ce qu’est de vivre dans une zone contaminée par la radioactivité, ce qu’est une catastrophe humaine et environnementale exceptionnelle qui continue et continuera longtemps à Fukushima, région dévastée... Pour ma part je m’en vais le lire après un passage en librairie. Nous allons voir défiler sur les plateaux TV, dans les radios, les portes flingues de l’atomcratie française avec des éléments de langage destinés à banaliser la catastrophe nucléaire de Fukushima. Tout est sous contrôle et nous ne risquons pas le tsunami… Sauf qu’un accident nucléaire majeur en France n’est pas improbable, et que les conséquences sont visibles en temps réel à Fukushima. Là-bas, la catastrophe nucléaire n’est qu’à son début, les effets sur la santé des populations […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Samedi 2 mars 2013 6 02 /03 /Mars /2013 09:02

Lundi 25 février 2013, nouveau revers commercial à l’export pour Areva et son EPR : « Le groupe finlandais d'énergie nucléaire Fennovoima a annoncé lundi 25 février qu'il écartait le réacteur EPR du français Areva pour la construction de la troisième centrale nucléaire de Finlande, au profit du projet du japonais Toshiba », écrit Le Monde. Rappelons que l’EPR d’Areva avait été écarté d'un appel d'offres en République tchèque en octobre dernier… Peut-être les finlandais sont-ils échaudés d’avoir commandé un EPR tête de série à Areva, dont le calendrier dérape de plusieurs années tandis que les coûts explosent ? Toujours est-il que c’est un nouvel échec commercial pour l’EPR, « fleuron » technologique atomique français. Les clients prêts à dépenser entre 6 et 8 milliards d’euros (voir plus) pour une mise en service inconnue, ne sont pas légions. Alors que les ingénieurs français pensaient s’en sortir avec un EPR à 3,5 milliards avec un chantier de quelques années, les retours d’expérience démontrent que l’EPR est invendable à moins de 8 milliards avec près de 10 ans de construction. Avec un coût de revient de l’électricité nucléaire EPR supérieur à celui du solaire et de l’éolien, remarquons que l’équipe de France du nucléaire et mal engagée face à l’équipe allemande des énergies renouvelables pour gagner des projets à l’export... Ce même lundi 25 février, à la suite de l’échec commercial finlandais et des retards et dépassements de coût exorbitant à Flamanville autant qu’en Finlande, le groupe écologiste de l’Assemblée Nationale a demandé une la création d’une commission d’enquête parlementaire. « Les emmerdent volent en escadrille » pour l’équipe de France du nucléaire, voilà les députés écologistes qui lui cherche […]
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Dimanche 24 février 2013 7 24 /02 /Fév /2013 18:46

Samedi 23 février, l’émission CO2 Mon amour est revenue sur la question du coût du risque nucléaire en France, suite à l’étude de l’IRSN qui chiffre un accident de 120 à 430 milliards d’euros, avec la chronique de Nathalie Fontrel. L’occasion pour la journaliste spécialiste des questions environnementales à France Inter, de relier cette information au rapport de la Cour des Comptes paru début 2012 sur les coûts de la filière nucléaire. La vénérable institution de la rue de Cambon faisait ce constat : le système d’assurance mis sur pied pour les risques liés au nucléaire civil est très insuffisant, les règles actuelles ne permettent pas de couvrir les dommages d’un accident, même d’ampleur limitée. Et de rappeler que GreenPeace analyse cette couverture du risque essentiellement par l’Etat comme une subvention au secteur du nucléaire civile, car elle évite à l’exploitant des coûts d’assurance faramineux. Actuellement, le montant maximum de la responsabilité d’EDF est de « 91, 5 millions d’euros par accident survenant sur une installation nucléaire », il est « limité à 22, 9 millions lorsque l’accident concerne une installation à risque réduit ou le transport de substance nucléaire ». Au-delà de cette somme, la charge financière incombe à l’État pour un montant maximum de 345 millions d’euros. L’ONG demande de mettre en place un régime de responsabilité illimitée comme en Suède et en Allemagne, et d’étendre la responsabilité des exploitants aux fournisseurs du nucléaire. Si l’on intégrait la couverture du risque économique d’un accident nucléaire dans le coût du MWh électronucléaire, l’électricité nucléaire deviendrait chère, très chère… Etre assuré pour quelques millions d’euros quand le risque est évalué en centaines […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Samedi 23 février 2013 6 23 /02 /Fév /2013 21:44

L’actualité est cruelle pour le secteur nucléaire, irrémédiablement cruelle car d’incidents en accidents et catastrophes, l’actualité rappelle régulièrement que ce secteur est hors normes humaines (en terme de risques, de coûts, de temporalité, de sécurité et de dangerosité). Cette fois, c’est la question des déchets nucléaires qui est chaude, avec des fuites découvertes aux USA dans un site de stockage. Le gouverneur de l’Etat de Washington, M. Jay Inslee, juge la situation « inquiétante pour tous les habitants de l’Etat », les fuites sont situées à plus de 5 miles (# 8 km) de la rivière Columbia. La plus grande poubelle nucléaire américaine fait donc parler d’elle et pose la question de la maîtrise des risques nucléaires. Hanford, Etat de Washington, concentre les 2/3 des déchets nucléaires de haute activité issus de la fabrication d’armes nucléaires. 220 millions de litres de déchets radioactifs et chimiques, stockés des réservoirs obsolètes (177 dont 149 à simple coque) avec à minima 6 réservoirs défectueux laissant fuirent une saumure radioactive. Cette saumure se répand dans le sol et va migrer la nappe phréatique. Radio Russie produit un article qui témoigne de l’histoire de la guerre froide, tandis qu’USA Today ne fait pas de concessions sur les faits. Le site de Hanford engloutit déjà 2 milliards de dollars par an pour être « nettoyé ». Un programme de construction de nouvelles capacités de stockage de déchet y est en cours avec un dépassement budgétaire de plus de 12 milliards de $ et un dépassement des échéances repoussées à 2019 au mieux pour la livraison… Dépassement des budgets et des délais sont des caractéristiques intrinsèques à l’industrie nucléaire, d’un côté et de l’autre de l’Atlantique… Suite à […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Samedi 23 février 2013 6 23 /02 /Fév /2013 21:42

Enfin, alors que le Canard Enchaîné en a parlé il y a quelques mois déjà, un article dans les Echos du 6 février a été publié sur l’étude de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (ISRN) qui chiffre le coût potentiel d’un accident nucléaire en France. Une jauge entre 120 et 430 milliards d’euros, s’il vous plait ! C’est énorme, alors que les accidents de l’AZF ou de l’Erika se chiffrent à environ 2 milliards d’euros chacun ! L’ISRN indique qu'un accident de niveau 6 serait « un désastre national (...) néanmoins gérable », un accident de niveau 7 deviendrait « une catastrophe européenne ingérable ». C’est un élément nouveau dans le débat énergétique français, le coût du risque d’un accident nucléaire pas du tout improbable, est estimé entre 6 et 22% du PIB français… C’est le coût d’une guerre qui ravagerait la France !!! Doit-on accepter ce type de risque au 21ème siècle alors que des technologies alternatives existent pour progressivement sortir du nucléaire et des risques gigantesques associés ? Qui doit assumer/assurer ce risque ? Le contribuable malgré lui, comme c’est le cas actuellement avec une responsabilité pécuniaire très modeste d’EDF en cas d’accident et l’Etat payeur en dernier ressort ? Le consommateur d’électricité nucléaire avec le risque assuré par l’exploitant et une prime d’assurance répercutée sur le coût du kWh ? Le MEDEF et la CGT, dans une alliance improbable et contre nature, vont-ils accepter de considérer l’assurance de ce risque ? Une approche économique où l’on ne compte que les centaines de milliards d’euros est un peu cynique car elle met de côté l’humain… Concrètement, un accident à la centrale nucléaire du Tricastin un jour de mistral, ça donne quoi pour ceux qui habite à […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Dimanche 7 octobre 2012 7 07 /10 /Oct /2012 22:17


Anne Lauvergeon en avait parlé dans son livre «La femme qui résiste », le PDG d’EDF Henri Proglio a joué une alliance avec les chinois, contre Areva, avec des transferts de technologies nucléaires à la clé au grand profit du partenaire chinois. Le Canard Enchaîné daté du 3 octobre nous apprend que ces chinoiseries ont été faites dans le dos de Sarkozy (et de Hollande). EdF a fait exactement le contraire de ce qui avait été acté au Conseil de Politique Nucléaire présidé le très atomcratique Sarkozy. L’enjeu de la trahison de l’équipe de France du nucléaire, c’est un accord EDF/CGNPC pour concevoir un réacteur de 3ème génération de 1000 MW, concurrent du réacteur Atmea développé par Areva. EDF aurait apporté le savoir-faire – dont des technologies classifiées - et le chinois CGNPC bénéficiait de la propriété intellectuelle du produit fini dont EDF aurait été intéressé à l’exploitation, voilà en gros ce qu’a essayé de faire passer en catimini puis en force, Proglio et ses équipes à la barbe du gouvernement Fillon/Sarkozy. Le Canard nous apprend que jusqu’au dernier moment (à la veille de l’élection présidentielle), le boss d’EDF a fait pression sur le gouvernement pour qu’il autorise le partenariat EDF/CGNPC. Il a fallu la mobilisation de hauts fonctionnaires intègres pour faire capoter la chose et que Baroin Ministre de l’Economie de l’époque n’avalise pas l’accord. Commentaire d’un fin connaisseur du dossier rapporté par le journal satirique du mercredi : « EDF a négocié avec les chinois sans l’aval de pouvoir politique. Proglio a signé un projet d’accord qui ne respecte même pas ce que voulait son mentor, Nicolas Sarkozy. Il va falloir tout remettre en question avec les chinois, cela va peser sur notre crédibilité […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Lundi 1 octobre 2012 1 01 /10 /Oct /2012 23:26

L’atomcratie française va être sur le grill ces prochains jours, avec la bombinette lâchée par Le Figaro à 19h10 ce 1er octobre : « les stress-tests européens post-Fukushima révèlent des défaillances de sécurité dans toutes les centrales nucléaires françaises. Mais aucune fermeture n’est préconisée par Bruxelles, selon un bilan confidentiel obtenu par le Figaro ». Une actualité chaude pour le nucléaire français qui va se répandre, Le Monde emboîtant le pas au Fig à 21h57. Le journal du soir nous apprend que « le parc français doit revoir ses dispositifs pour "les scénarios extrêmes envisagés par Bruxelles : tremblement de terre, inondations, résistance par conception à des secousses ou à des impacts comme la chute d'un avion ». Des stress-tests européens diligentés par la Commission Européenne, ce n’est pas un audit réalisé par une ONG telle GreenPeace, c’est plus difficile à contrer pour l’atom’cratie nationale. La sécurité nationale n’est pas assurée, l’improbable n’est pas intégré par EDF et la catastrophe est possible dans toutes nos centrales nucléaires… Cela fait froid dans le dos. Ces résultats européens arrivent à point nommé pour engager le débat sur la transition énergétique. Les lobbyistes de l’électricité décarbonnée (électricité nucléaire en nov-langue) vont devoir gérer la question du risque de catastrophe nucléaire en France, qui n’est pas si improbable et pour le moins pas impossible. Probabilités, conséquences, assurance du risque, …, des questions trop longtemps passées sous silence vont devoir être assumées. L’Etat – et donc les français - étant le garant en dernier ressort d’une catastrophe nucléaire, les français doivent avoir le choix de limiter ce risque en limitant/réduisant le nombre de […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Lundi 27 août 2012 1 27 /08 /Août /2012 21:59

Arnaud Montebourg, ministre de redressement productif n’est pas une girouette – et encore moins une éolienne – il défend les intérêts du nucléaire civil depuis longtemps (voir article du Monde). Aussi ses récentes déclarations sur « le nucléaire, filière d’avenir », sont dans la droite ligne de sa culture atomcratique « personnelle ». On retiendra toutefois à la charge de sieur Montebourg qu’il n’était pas « obligé » d’entonner un plaidoyer pour l’industrie nucléaire, alors même que personne ne la menace réellement en France. Il aurait pu s’épargner cette provocation atomique des écologistes, pour investir sa parole ministérielle dans la promotion des filières des énergies renouvelables, moribondes en France. A deux semaines de la conférence environnementale – le Grenelle Environnement de Hollande – ce dérapage pro-nucléaire est malvenu. La 3ème révolution industrielle avec une décentralisation totale de la production de l’énergie sous forme renouvelable, c’est pour amuser ses ouailles à la fête de la rose de Frangy-en-Bresse. Un dimanche, Montebourg dit de façon confidentielle qu’il est pour la fin de la centralisation énergétique et le boom des énergies renouvelables, et le dimanche d’après sur BFM-TV, il fait le buzz en soutenant outre mesure LE secteur préservé de l’économie française (le nucléaire)… Alors que ce sont les filières éoliennes et solaires françaises qui sont à la peine, meurtrie par la politique du précédent gouvernement, on aurait attendu que le ministre signale que l’éolien et le solaire étaient des filières d’avenir en France. En dehors de quelques crédules, peu de français pensent que le gouvernement de Hollande va liquider le secteur du nucléaire pour faire plaisir aux Verts. En revanche, […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 13:39

Le coup de griffe est venu d’Anne Lauvergeon, pour le lancement de son livre « une femme qui résiste ». Elle a poussé le chef de l’atomcratie à la faute, alors que le bougre peine à être crédible pour se faire renouveler son mandat de président de la France. L’ex-patronne d’Areva a écrit et raconté dans tout Paris que Sarkozy a négocié de l’été 2007 jusqu’à l’été 2010 avec Kadhafi, pour lui vendre une centrale nucléaire. Alors que la France a bombardé la Libye en 2011, que Fukushima hante les esprits, l‘idée de vendre une centrale nucléaire au dictateur libyen est devenue plus que saugrenue, complètement irresponsable ! Sarkozy n’assume pas et préfère mentir qu’apparaître irresponsable aux yeux des français. Sarkozy a dorénavant le commerce nucléaire libyen honteux, et il ment effrontément pour se défendre. Ainsi, le 17 avril sur France Inter il a affirmé « qu’il n’a jamais été question de vendre une centrale [nucléaire, ndlr] à M. Kadhafi », remettant le couvert sur RMC le lendemain : "C'est grotesque. Le seul projet qui ait jamais existé pour les Libyens, c'était une usine de dessalement d'eau de mer, qu'ils n'ont jamais faite et pour laquelle les discussions n'ont jamais commencé". Les méchants médias dont le Monde se font un malin plaisir à sortir les preuves nombreuses et publiques, qui caractérisent le mensonge du candidat atomcratique honteux. Le gouvernement français a dès l’été 2007 négocié la vente et l’exploitation d’une centrale nucléaire au dictateur libyen, avec des contacts, discussions et accords sur le sujet jusqu’à l’été 2010. Même le pourtant très sarkoziste Figaro participe malgré lui à discréditer son poulain comme menteur, avec un article d’octobre 2007 qui ventait les talents de VRP du […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 12:36

Audrey Garric, journaliste au Monde.fr où elle tient un blog/rubrique « chroniques d’une économie sociale et durable » de bonne facture que je lis régulièrement (également disponible sur FB). Elle a fait récemment un billet sur la cartographie du lobby nucléaire français par GreenPeace (Facenuke), et à la suite un autre article sur les réactions « houleuses » de certains pointés par l’ONG écologiste. Avec son billet sur Facenuke, la journaliste n’a pas peur de faire échos dans le monde.fr à des travaux indispensables à la démocratie pour écrire la politique énergétique française. Ainsi, elle cite Karine Gavand, chargée des questions politiques chez Greenpeace : « Cet outil permet de prendre conscience que le secteur du nucléaire est plus qu'un lobby : il fonctionne comme une sorte d'Etat dans l'Etat… Il s'est autonomisé et renforcé depuis sa construction dans les années 1970. Il se régénère en recyclant les retraités et formant la relève ».. Facenuke permet de savoir comment /par qui le nucléaire s’impose en France, avec un puissant et grand réseau d’influence. Alors que l’atomcratie préfère l’ombre à la lumière, une bonne photo de famille du lobby nucléaire est essentielle pour comprendre le jeu des acteurs et leurs multiples connexions. Depuis les années soixante-dix, l’atomcratie originelle a façonné/organisé/tissé un immense réseau d’influence au plus haut niveau de l’Etat, de l’administration, de la recherche, des grandes entreprises publiques et privées, des banques, des partis politiques… Aux commandes et aux manettes, des générations d’ingénieurs sortis des grands corps (Ecole des Mines, Polytechnique, X-Ponts et chaussées) en cheville avec leurs camarades sortis de l’ENA, ont imposé le tout nucléaire aux […]
Par Héloïm Sinclair - Publié dans : France atom’cratique
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