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"Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c
'est se perdre et cesser d'être.
On se connaît, on se construit par le
contact, l'échange, le commerce avec l'autre.
Entre les rives du même et l
'autre, l'homme est un pont."

Jean Pierre Vernant, La traversée des frontières

 

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heloim.sinclair

Samedi 21 novembre 2009

Finalement, Frédéric Errera le pdg de CPC Solabios, a repris contact avec moi. Pas pour de nouveau menacer de me poursuivre, suite à mon billet qui dénonçait une arnaque à l’éthique concernant son offre solaire, mais sur un ton plus conciliant. Après quelques échanges de courriels, j’ai voulu lui donner la parole.   Je publie ci-après son « droit de réponse » et mes commentaire à la suite. « Ce qu'il faut bien comprendre dans un premier temps c'est que ceux qui gagnent le plus sont les fabricants de cellules (en moyenne entre 300 et 700 % de marge). Cela peut vous paraître énorme, mais vérifiez et vous verrez que je ne raconte pas n'importe quoi. On pourrait aujourd'hui se passer de subvention si les marges des fabricants diminuaient. Deuxièmement en France et dans l'intégré en toiture, il y a une contrainte car nous installons uniquement du système en tuiles photovoltaïques qui coûte beaucoup plus cher. Au niveau des prix, dans la plupart des projets il faut payer le bâtiment à construire (environ 0,5 € le WC) Ensuite le prix de la tuile et de l'installation (3,5 Wc) Les commerciaux ne travaillent pas gratuitement et donc il faut animer, former et gérer tout ce petit monde sans compter le marketing (le tout pour un peu plus d'un euro le WC) Je vous compte même pas le raccordement EDF (on n'est pas sur de l'installation pour le particulier) alors si il faut faire 500 m de câblage, je vous dit pas le coût (on va dire en moyenne 0,5 € le WC). Et puis la masse salariale de l'entreprise, les avocats fiscalistes, l'AMF pour qu'on soit parfaitement en règle avec la législation française. Et enfin le propriétaire qui touche une prime au départ ou sur toute la durée de la location. Donc comment comparer une installation […]
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Dimanche 15 novembre 2009


J’ai eu la chance de rencontrer le Dr Jeremy Leggett à Londres cette année. Entrepreneur social charismatique, il intervenait dans une conférence. Fondateur et dirigeant de Solarcentury, la plus importante compagnie anglaise de solutions solaires, initiateur de la fondation SolarAid en partie financée avec les profits de Solarcentury. Auteur de plusieurs ouvrages « The Carbon War” en 99, “Half Gone” en 05, et plus récemment de ”The Solar Century ». Jeremy Leggett est aussi blogueur depuis la plateforme du Guardian… Bref, c’est  un homme multiple et entier qui gagne à être connu. Dans la série, l’énergie solaire est une aventure humaine, l’engagement de Jeremy Leggett est un témoignage vivant pour tous les progressistes. Yes, we can ;-)   Je fais un billet sur lui ce soir, car il m’a fait savoir qu’il avait mis en ligne depuis cet été un nouveau site http://www.jeremyleggett.net/, pour partager sa vision de la triple crise – énergétique, climatique et économique.  Ce site est un « Triple crunch log by Jeremy », plus fait pour relier des informations significatives qui passent sur son bureau, que pour partager son point de vue d’acteur engagé et responsable. Jeremyleggett.net est un outil de veille ciblée, qui va naturellement trouver un lien depuis mon blog, car nos préoccupations communes sont nombreuses et son site est très efficace. Peu de mots et des liens pour suivre l’information qu’il compile. Merci Jeremy pour ce nouvel outil, Amitiés,        
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Samedi 14 novembre 2009

Les Pays-Bas ont annoncé qu'ils allaient introduire en 2012 une taxe au kilomètre parcouru et supprimer par ailleurs tout impôt sur la possession d'une voiture. Cette nouveauté fiscale est présentée comme une nouvelle taxe climatique dynamique. Pragmatiques, les hollandais transfèrent la fiscalité de possession sur la fiscalité d’usage, avec un modulo, selon le type de véhicule, sa taille, son poids, et ses rejets de CO2. Le prix moyen au km pour une voiture familiale sera de 3 centimes en 2012. Il devrait augmenter progressivement pour atteindre 6,7 centimes en 2018. Pour ce faire, « chaque véhicule sera équipé d'un appareil muni d'un GPS qui surveillera sur combien de kilomètres, quand et où l'on conduit. Ces données seront envoyées à un bureau d'encaissement qui établira la facture », a indiqué le ministère néerlandais des Transports. Une bonne idée au premier abord, efficace et pédagogique. Mais, au nom de l’écologie et de la protection du climat, c’est un pas de plus dans la civilisation « big brother ». Surveillance généralisé : un organisme connaîtra tous les déplacements motorisés de chacun au Pays Bas. Il me semble probable que cette fiscalité du déplacement carboné, fasse des émules de part le monde. Combien de temps faudra-t-il attendre, pour qu’elle soit appliquée dans d’autres pays d’Europe ?   Géo-localisation permanente, c’est le dossier de « Le Monde Magazine » de ce week-end. Téléphones portables « intelligents » et réseaux sociaux, balisage, fusion des bases de données, nouvelles applications, … Chacun localisable, partout, en permanence avec sa communauté environnante physique reliée à celle dématérialisée. Chacun pistable à chaque instant, par sa tribu comme par des inconnus. De manière […]
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Dimanche 8 novembre 2009

Notre époque est mémorielle, et en ces temps troublés aux certitudes bien relatives pour ne pas dire incertaines, c’est à grand renfort de communication commémorative que l’on fête la chute du mur de Berlin, 20 ans plus tôt. 2009, l’occident transi de peur à propos de son futur, se rassure sur une victoire à la Pyrrhus contre le bloc honni du communisme, à l’automne 89. D’aucuns y avaient vu la fin de l’histoire, et c’est la fin de la fin qui a été démontrée par la suite. Le vainqueur d’hier n’a pas retrouvé d’ennemi systémique à sa hauteur, et c’est de l’intérieur qu’il est rongé par le doute sur sa finalité, sur les effets secondaires (sociaux, environnementaux, …) de l’accumulation pour l’accumulation à l’horizon infini, d’une planête finie. Doutes d’après crise, les chasser par une grande fête qui célèbrera la victoire d’un système contre un autre, pour faire oublier les déraillements du gagnant. Pour oublier le temps des cotillons, qu’un système qui est rongé par ses disfonctionnements finit toujours par s’écrouler. Et cette année, il a sérieusement commencé à vasciller…   Avec bonne conscience et en toute bonne foi, l’on va faire répéter en boucle au bon peuple, quelques jours le temps du souvenir, « Ich bin ein Berliner ». Et chacun reprendra le refrain, même ce blog. Ce Berliner de JF Kennedy était de son temps. Aujourd’hui, s’il est à la mode d’être berlinois, les murs sont ailleurs… « I am a palestinian, or an Irakian, or … », là où les murs poussent. Celui là qui abat des oliveraies pour défigurer le quotidien entre Israël et Palestine. Cet autre qui ceinture des quartiers de Bagdad, frêle barrière contre la résistance/terrorisme. Mur de la honte de notre impuissance au Soudan, où les bons sentiments […]
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Dimanche 13 septembre 2009

Dimanche matin ensoleillé, une douceur qui ne me donne pas envie de mordre dans la politique, mais de jouer avec les mots. Divertissement linguistique… Première découverte : le site internet France Terme, qui propose des équivalences françaises aux mots venus de toutes parts et surtout de l’anglais. C’est un outil pour faire vivre la langue française face à la modernité scientifique et technique qui introduit sans cesse du jargon anglicisé dans notre quotidien. C’est un site du ministère de la Culture qui publie des équivalences au Journal Officiel de la République. Les termes présentés sont recommandés par la Commission générale de terminologie et de néologie. Ils sont publiés au Journal officiel et doivent être obligatoirement employés par les services de l’État en lieu et place de termes étrangers.   Vous remarquerez au passage, que l’ambition de France Terme se limite à obliger les services de l’Etat, et ne vise ni les politiques, ni les journalistes et les médias, pourtant principaux propagateurs de mots pour dire les maux et le reste.   Si le site internet France Terme n’est pas très ergonomique, toutefois, c’est mieux que pas de site du tout. Il est même indispensable pour ne pas laisser seuls les québécois créer et faire connaître le nouveau vocable de la francophonie. Aussi, juste pour le plaisir, quelques mots pour le dire en français :   Si tous les matins, vous pestez contre le « spamming » qui envahit votre boîte à courriers électroniques. Avec France Terme vous pesterez dorénavant contre « l’arrosage », qui se définit comme l’envoi d’un même message électronique à un très grand nombre de destinataires au risque de les importuner.   Souvent, la ligne est un peu grosse mais la technique du « phishing » […]
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Dimanche 23 août 2009

Lire « Le Prophète » de Khalil Gibran à Zadar. Une ville plurimillénaire pour un livre qui a murit mille ans ou presque chez cet intellectuel de l’Orient, console de ne pas le lire au Liban ;-). Zadar, ville de mer où la sagesse finit par se poser, en grec « diatora » qui signifie « qui était déjà là ». Avant les Liburniens, les Romains, les Byzantins, les Vénitiens, … Ville de métissage aux multiples influences, mêmes préchrétiennes. Métissage, un trait saillant de Gibran. Khalil Gibran (1883-1931), homme de paix qui naquit et vécu sa jeunesse dans un pays promesse œcuménique de paix il n’y a pas si longtemps. Gibran, homme creuset de sagesse millénaire, exilé volontaire, nourrit à tous les seins de la pensée. De celle qui croit (et fait croire), Bible chrétienne, Coran, Psaumes de David et Visions d’Isaïe… Et celle qui s’est affranchie de dieu, Nietzche et son Zarathoustra… Gibran, homme de la synthèse, de la conciliation des contraires dans l’unité, le cycle qui fait se rejoindre les opposés. Avec le prophète, Gibran suit les paroles d’Héraclite à la lettre, « unissez ce qui concorde et ce qui discorde » pour faire vivre dualité et complémentarité. « Le Prophète » n’est pas un livre sacré, c’est le plus souvent une écriture laïque qui n’a pas oublié ses racines… Le livre éponyme est celui d’un sage, dont la parole est profondément contemporaine parce qu’elle est intemporelle. A l’heure de l’ère ultra-technologique, de la vie qui oscille entre désenchantement et fanatisation, elle nous fait revenir à des fondamentaux, toucher l’universel.   Gibran est un artiste « passerelle », un pont entre les civilisations, un appel au dialogue et à la rencontre, plutôt qu’au choc martial. Intellectuel de l’Orient, il éclaire […]
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Dimanche 23 août 2009

Lire « Le sable et l’écume », livre d’aphorismes de Khalil Gibran, traduit de l’anglais par JP Dahdah. En retenir quelques brides dans un fatras de paroles sages. Pourquoi celles-ci ? Parce qu’elles me parlent, me disent en creux... Pourquoi en faire un billet ? Pour introduire à la pensée de Gibran, avant d’écrire sur « le prophète ». Gibran est un grand Homme, qu’il faut populariser… Puisse ce billet tout à ses aphorismes y participer. &-&-& « Nous n’étions que des créatures virevoltantes égarées et désireuses il y a bien des millénaires, avant que la mer et le vent de la forêt ne nous eussent livré la parole. Comment pouvons nous, à présent, exprimer la nuit des temps enfouie en nous avec les seuls balbutiements de notre passé si récent ? » &-&-& « Entre ce que l’homme imagine et ce qu’il réalise, il est un espace qui ne peut être franchi que par l’étendue de son désir » &-&-& « Le vérité d’autrui ne se trouve pas dans ce qu’il révèle, mais dans ce qu’il te révèle, mais dans ce qu’il ne peut te révéler. Ainsi, si tu veux le comprendre, n’écoute pas ce qu’il te dit, écoute plutôt ce qu’il ne te dit pas » &-&-& « Les arbres sont des poèmes écrits par la terre sur le ciel. Nous les abattons et les transformons en papier afin de pouvoir y inscrire notre vide » &-&-& « Si tu aimes écrire – et seuls les saints savent pourquoi – il te faudra absolument maîtriser  connaissance, art et magie ; la connaissance de la mélodie des mots, l’art d’être sans artifices, et la magie d’aimer ceux qui te liront » &-&-& « La solitude est une tempête silencieuse qui arrache toutes nos branches mortes. Et pourtant, elle enfonce nos racines plus profondément dans le cœur vivant de la terre vivante » &-&-& « Tu ne peux juger un homme […]
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Dimanche 16 août 2009


Les chemins de l’été m’ont mené en Croatie, et le hasard heureux aura voulu que je passe par Zadar. Cette ville plurimillénaire au croisement des influences, semble en avance sur son temps. Pour le moins, ses aménagements urbains et artistiques sont des symboles pour le 21ème siècle. Le dernier en date, qui complète les « Orgues Marines » qui font chanter le quai au gré du ressac (2005), est le « Salut au Soleil » / « Greeting to the Sun » (2008). Une œuvre d’art solaire de l’architecte Nikola Bašić, qui fait bien plus qu’illuminer la nuit de la presqu’Ile de la vieille ville de Zadar. « Greeting to the Sun », disque solaire de 22 mètres de diamètre, fait de 300 panneaux de verres où cellules photovoltaïques et diodes électroluminescentes sont des génératrices de rêveries lumineuses, est l’alliance réussie de l’art, des sciences et de l’écologie. Le « Salut au Soleil » est une communion de l’esprit et du rêve, pour rendre hommage à la nature… Un enchantement signifiant ! Toute la journée, le disque solaire qui est en fait une petite centrale solaire, génère de l’électricité qui est injectée sur le réseau. Et, lorsque que le soleil telle une boule de feu incandescente se couche dans l’horizon de l’adriatique, les éléments lumineux entrent en scène pour un chorégraphique de lumière qui durera toute la nuit. Selon un scénario savamment programmé, un ballet de couleur est joué par le disque de  « Greeting to the Sun », évoluant sur la mélodie des Orgues rythmée par les vagues. C’est féérique et ludique… Avec cette œuvre en hommage à la nature, Nikola Bašić fait aussi un rappel à l’histoire. Le pourtour du disque solaire est marqué des saints patrons de la ville, avec pour chacun la date de célébration, l’inclinaison et […]
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Mardi 14 juillet 2009

C’est n’est pas seulement parce que j’ai été objecteur de conscience au milieu des années 90, un refusenik adouci à la sauce associative française,  que je ne comprends pas le défilé du 14 juillet. Comment la France, un peuple épris de droits de l’homme peut-il célébrer sa révolution populaire en faisant défiler des militaires, c’est la grande question. Pour commémorer un coup d’Etat je veux bien, mais comme symbole de la libération par le peuple d’un peuple par&pour des droits universels, faudra repasser… Ça peut flatter l’égo nationaliste de voir de képis et des missiles, mais trop de kaki nui aux droits de l’homme ! (ça marche avec le bleu aussi).   Deuxième erreur de casting symbolique, la gabegie environnementale. Sans compter les hommes, faire spécialement circuler une centaine d’aéronefs parmi lesquels le Rafale et la patrouille de France, 298 véhicules, 83 motos, … ça génère un maximum d’effet de serre pour faire bander le populiste. Pas qu’en temps de crise,  l’on soit à quelques milliers de litres de kérosène, mais à l’heure du Grenelle de l’environnement, c’est une débauche de CO2 que l’on pourrait s’éviter !   Le Canard Enchaîné a vainement questionné notre super ministre de l’Environnement, JL Borloo à ce sujet. Embarra et pas de réponse, l’armée française ne carbure pas à l’eau de vie (bio ;-), et la grandeur de la France vaut bien à petit coup à l’effet de serre. Pour la route et la gloire de notre omniprésident, converti au vert, mais pas tous les jours.  
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Samedi 11 juillet 2009


Avec Fakir, l’information dissidente prend sa revanche. Et ce qu’elle raconte à propos de la Caisse d’Epargne, mériterait grandement que les médias du main stream s’y penchent et s’épanchent dans leurs colonnes respectives. Y-a-de quoi faire de la pédagogie démocratique, alors que le contribuable a renfloué le secteur bancaire et que nous avançons dans la crise économique. A quand une enquête du Monde, de Libération, ou du Nouvel Obs ? C’est pourtant une troublante affaire qui interroge le citoyen, et pour le moins tous les clients de la Caisse d’Epargne. Ça fait du monde pour un sujet brûlant. C’est grâce au très bon Bakchich, que j’ai découvert ce cas d’école de la Caisse d’Epargne banque devenue folle, d’après une enquête du Fakir. Un exemple systémique qui pourrait motiver des enquêtes sur d’autres banques mutualistes. Une histoire qui court sur 20 ans, le temps de la mutation d’une institution symbole du bon père de famille, une saine banque publique et populaire, en banque de marché qui dilapide ses noisettes. A Marseille, avec le copain de JC Gaudin, Charles-Milhaud le PDG depuis débarqué, « non seulement la Caisse d’Epargne a voulu jouer aux grands, s’est associée aux Américains, a soutiré des crédits aux "petites gens", voire les a expulsés de leur logement, mais en plus, elle y a perdu de l’argent ! Elle a vendu son âme, et ça lui a couté cher ! ». Un trou d’environ neuf cent millions d’euros, avec en dommage collatéral, un quartier saigné au nom du bling-bling. L’aventure marseillaise, c’est de la bibine à côté des pertes nationales. La Caisse d’Epargne, s’est mariée avec Natixis, a acheté Nexity, … Ainsi l’Ecureuil, banquier populaire penchant nouvel arriviste, transformé en grand banquier aux dents […]
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Samedi 11 juillet 2009


C’est en pérégrinant à la Tour de la Chaîne de La Rochelle, pour visiter l’exposition « La Rochelle – Québec, embarquez vous pour la Nouvelle-France », que je suis tombé sur ces mots placardés sur les créneaux du dernier étage de la tour. Chemin de ronde illustré, qui donne à penser et à s’échapper…   Valables pour toutes les destinations à l’heure des grands départs, je vous les offre en partage. Apprécier leur poésie qui est une invitation au voyage, comme si le hasard de leur rencontre justifiait d’être nomade…        
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Dimanche 21 juin 2009

D’un très bon article de Ramin Jahanbegloo, philosophe iranien réfugié à Toronto, qui donne des clés pour comprendre les ressorts des évènements, poursuivre la réflexion sur le pouvoir de la jeunesse. 70 % de la population iranienne a moins de 30 ans, alors « le désir de démocratie des jeunes Iraniens constitue un sérieux défi à l'égard du mouvement réformateur et de son authenticité démocratique »… « Laisser le génie de la démocratie sortir de la lampe iranienne reviendrait à ouvrir une boîte de Pandore dont le régime craint à l'évidence de ne pas être en mesure de la refermer. ». Le village global de l'humanité est bien plus jeune au Moyen Orient, au Maghreb, en Afrique, en Asie,  ... qu'ici en Europe. Le désir de démocratie d'une jeunesse mondiale, lassée des turpitudes théocratiques et des prévarications des potentats locaux, pourrait donner un formidable souffle d’air neuf, pour la gouvernance du village global. La crise générationnelle de la jeunesse iranienne pourrait inspirée la jeunesse au Moyen Orient/ Maghreb/ Afrique/Asie/…  Une jeunesse légitimement fondée à questionner le pouvoir : quel avenir ? Chômage, misère, échine courbée, liberté conceptuelle, … Le niveau d’éducation et de culture de la jeunesse iranienne rend délicat voir explosif, une réponse répressive qui condamne à un futur sans aucune perspectives. De fait, une non-réponse à son désir de vie. Et 70 % d’une population, c’est une énergie formidable, difficilement canalisable. Entravez le flux, la source émancipatrice rejaillira plus loin, plus forte… Même si l’Europe est vieille et nombriliste, sécularisée et démocratisée, passée l’émotion de la répression à Téhéran où la « révolution » passe par le net, la rue et le nombre, il faudrait que […]
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